Le 13/05/10
On est arrivé à Rennes très tôt le matin, il fait beau. Thé ou café au soleil pour ceux qui veulent et plus tard quelques parties de babyfoot pour voir les mecs qui gèrent vraiment. On est sur le campus de l’INSA de Rennes pour ce qui reste un des plus vieux festivals français à ma connaissance.

43 ans que le Rock’n’Solex existe, 43ans que le relais se passe de promotion en promotion pour l’organisation de cet événement devenu incontournable. J’y ai joué avec MTS, le PH y revient pour la deuxième fois. Les Solex n’ont pas encore entamé leur course a travers le campus, alors les lieux sont encore calmes, les sonos finissent de se monter, ce n’est que le premier jour après tout. Alors on flâne, on déconne en attendant les balances. Je ne vous dirais pas ici le nombre de jeux débiles auxquels les groupes de musique se livrent pour tuer le temps...
La journée se passe tranquillement, les balances sont pas mal et l’on se dit que ce soir ça devrait rouler tout seul sans prétention aucune, sinon encore une fois donner un beau show au public nombreux qui envahit les lieux quand le jour commence à décliner. Le programme du soir annonce Lyse, FM Belfast, General Elektriks, le PH et Kanka. La soirée est sold-out ainsi que les deux autres qui suivent le seront. A ce qu’il parait encore un record d’affluence battu pour cette édition.
Quand on sort du souper vers les 19h30, quelques Solex sont en train de faire la reconnaissance du parcours de cette course unique du genre qui voit encore courir ces fameuses mobylettes légères de facture française. Les premiers vélo-solex sont mis en vente en 1946 et un an après BP, vous savez ce qui sont à l’origine de la plus grande marée noire du moment, crée un carburant spécial pour ces engins.
Des groupes qui ont joué avant nous, je retiendrais General Elektriks et leur talent à revisiter des morceaux qui nous ont fait danser et redanser...vraiment à voir. Quant à nous, on monte sur scène avec la patate et l’envie de tout casser...Heart and Soul morceau d’ouverture démarre devant un public rennais qui ne semblait attendre que ça. C’est cool, on est bien accueilli...Je regarde du bord de la scène les choses prendre place, tranquillement. Mais seulement pendant une dizaine de mesures...puis plus rien. Silence total, plus rien ne joue sur scène...Silence radio. Tout le monde s’agite pour savoir d’où vient la panne. On découvre très vite que c’est l’onduleur qui est en rade. Bizarre...bon ben, on va faire sans ce soir.
Les gars retournent au taf, JC arrive, Brick by brick, tout roule. Mission, et je vois mes potes tordre du nez en regardant Cylindrik le Parpaing...heu je veux dire Sergio aux retours...lui même se retourne vers les gens qui l’accueillent...et pour cause, il n’y a plus de retours...Ca s’arrête encore une fois...le temps de tout remettre en place. C’est reparti. Traces, Sexual Attraction...il semble ne plus y avoir de problèmes. Et là un mec de l’orga déboule sur scène en demandant si c’était possible après Sexual de faire une petite pose pour cause de générateur électrique qui montre des signes de faiblesse. Il va falloir se brancher sur celui de secours. Opération qui est faite juste avant que je ne monte sur scène pour le PH Thème.
Le reste du concert se passe sans incidents électrique. Avec énergie. Genre on a qu’à en profiter avant qu’il nous arrive une autre tuile. Et je tire mon chapeau au public qui a été plus que patient et a super bien réagi à tous ces arrêts de jeu qui méritaient bien du temps additionnel . Alors évidemment on leur sort Maison en Dur histoire de bien voir si le grave ça pompe de l’électricité...
Merci encore...je vous raconte bientôt notre excursion à Casablanca au L’Boulvard festival.
Peace.



















































