Tilt Tour 2010

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mercredi 16 juin 2010

Rennes...du rock, des solex et quelques problèmes d’électricité


Le 13/05/10

On est arrivé à Rennes très tôt le matin, il fait beau. Thé ou café au soleil pour ceux qui veulent et plus tard quelques parties de babyfoot pour voir les mecs qui gèrent vraiment. On est sur le campus de l’INSA de Rennes pour ce qui reste un des plus vieux festivals français à ma connaissance.

L'engin dont rêve Spagg... L'autre engin dont rêve Spagg...

43 ans que le Rock’n’Solex existe, 43ans que le relais se passe de promotion en promotion pour l’organisation de cet événement devenu incontournable. J’y ai joué avec MTS, le PH y revient pour la deuxième fois. Les Solex n’ont pas encore entamé leur course a travers le campus, alors les lieux sont encore calmes, les sonos finissent de se monter, ce n’est que le premier jour après tout. Alors on flâne, on déconne en attendant les balances. Je ne vous dirais pas ici le nombre de jeux débiles auxquels les groupes de musique se livrent pour tuer le temps...

La journée se passe tranquillement, les balances sont pas mal et l’on se dit que ce soir ça devrait rouler tout seul sans prétention aucune, sinon encore une fois donner un beau show au public nombreux qui envahit les lieux quand le jour commence à décliner. Le programme du soir annonce Lyse, FM Belfast, General Elektriks, le PH et Kanka. La soirée est sold-out ainsi que les deux autres qui suivent le seront. A ce qu’il parait encore un record d’affluence battu pour cette édition.

Quand on sort du souper vers les 19h30, quelques Solex sont en train de faire la reconnaissance du parcours de cette course unique du genre qui voit encore courir ces fameuses mobylettes légères de facture française. Les premiers vélo-solex sont mis en vente en 1946 et un an après BP, vous savez ce qui sont à l’origine de la plus grande marée noire du moment, crée un carburant spécial pour ces engins.

Des groupes qui ont joué avant nous, je retiendrais General Elektriks et leur talent à revisiter des morceaux qui nous ont fait danser et redanser...vraiment à voir. Quant à nous, on monte sur scène avec la patate et l’envie de tout casser...Heart and Soul morceau d’ouverture démarre devant un public rennais qui ne semblait attendre que ça. C’est cool, on est bien accueilli...Je regarde du bord de la scène les choses prendre place, tranquillement. Mais seulement pendant une dizaine de mesures...puis plus rien. Silence total, plus rien ne joue sur scène...Silence radio. Tout le monde s’agite pour savoir d’où vient la panne. On découvre très vite que c’est l’onduleur qui est en rade. Bizarre...bon ben, on va faire sans ce soir.

Les gars retournent au taf, JC arrive, Brick by brick, tout roule. Mission, et je vois mes potes tordre du nez en regardant Cylindrik le Parpaing...heu je veux dire Sergio aux retours...lui même se retourne vers les gens qui l’accueillent...et pour cause, il n’y a plus de retours...Ca s’arrête encore une fois...le temps de tout remettre en place. C’est reparti. Traces, Sexual Attraction...il semble ne plus y avoir de problèmes. Et là un mec de l’orga déboule sur scène en demandant si c’était possible après Sexual de faire une petite pose pour cause de générateur électrique qui montre des signes de faiblesse. Il va falloir se brancher sur celui de secours. Opération qui est faite juste avant que je ne monte sur scène pour le PH Thème.

Le reste du concert se passe sans incidents électrique. Avec énergie. Genre on a qu’à en profiter avant qu’il nous arrive une autre tuile. Et je tire mon chapeau au public qui a été plus que patient et a super bien réagi à tous ces arrêts de jeu qui méritaient bien du temps additionnel . Alors évidemment on leur sort Maison en Dur histoire de bien voir si le grave ça pompe de l’électricité...

Merci encore...je vous raconte bientôt notre excursion à Casablanca au L’Boulvard festival.

Peace.

jeudi 10 juin 2010

Rock School...


LE 12/05/2010

Barbey, c’est là qu’il y a le Rock School... Une école de musique aux méthodes résolument modernes, proposant l’apprentissage de plusieurs instruments et du chant. Tenue depuis 1988 par l’association du même nom. Si vous habitez Bordeaux et que vous avez envie de voir de bons concerts ou d’apprendre la musique et pas que le Rock, c’est l’endroit dont vous devez pousser les portes.

School Bus Barbey

Ce soir on y retrouve Lipstick Royale avec justement son Rock chiadé qu’aucun de mes potes n’arrive à définir. En tout cas ce que je peux dire c’est que je kiffe ce groupe...Ce soir leur concert est super...ils prennent plus d’assurance sur scène et leur univers est pour moi très attractif. La guitare de Franck, la voix et les textes de Marie, Eric qui n’épargne pas ses fûts, Arturo et ses lignes de basse, tout ça est très beau...je ne vais pas essayer de trouver des qualificatifs et autres superlatifs pour vous décrire leur musique. Ce que je peux dire c’est qu'elle me parle.

Prog Barbey

Je ne vais pas non plus vous décrire le concert à Barbey. Je peux juste vous dire que c’était bien.

Affiche à Barbey

Après, j’ai discuté avec des gens qui venaient voir le PH pour la première fois. Souvent les gens s’étonnent qu’on puisse trainer dehors après le concert. Pour moi, c’est une chose assez normale. C’est encore une fois la seule vraie façon de rencontrer le public, d’échanger avec lui et d’entendre vraiment ce qu’il a à dire sur nous. Merci à ceux qui prennent le temps de passer au merchandising, pour discuter, trouver une réponse à leurs questions sur le groupe, ou tout simplement partager une petite cigarette aromatisée... ou marchander un T-shirt ou un décapsuleur après le concert.

Peace

Rock à la radio...

LE 05/O6/2010

Le mardi 11 mai à 9h, nous sommes devant les bureaux du Mouv' à Toulouse...nous sommes invités par Mouss, vous savez le Binôme de Hakim dans Origine Contrôlée. Si vous ne savez pas ce que c’est, courez vite vous renseignez. Les deux frères Amokrane en pause indéterminée de Zebda où ils tenaient souvent la première ligne (Magyd préférant souvent se mettre un peu en retrait) avec une gouaille et une énergie de ouf...

Nous sommes donc invités pour jouer en live dans l’émission qu’il co-anime avec un gars dont j’ai avalé le nom... ah si, Guillaume... Leur émission est diffusée tous les mardis de 11H à 1 » sur les ondes nationales. Une telle invitation ne se refuse pas. Pas seulement pour le fait de jouer sur une radio on va dire de grande écoute mais tout simplement pour le fait que Mouss est un mec qu’on aime bien dans le groupe. Le genre de type qui n’oublie pas qu’être musicien ne dispense en rien de rester humain et de s’intéresser aux autres. De s’impliquer dans la vie de la communauté socialement et politiquement. Lui et ses comparses de Zebda sont vraiment ce que je peux appeler des activistes sans galvauder le terme. Ils ont su allier la musique à un certain engagement politique.

Pee N'Zeng et Mouss'

Ils ont participé à l’aventure de La Caravane des Quartiers qui a sillonné la France des cités pour offrir concerts et spectacles gratuits ou payant (pas cher du tout) et proposer des activités aux jeunes en partenariat avec les assos locales. Ils ont essayé aussi de partir à l’assaut de la mairie de Toulouse en s’affichant 100% à Gauche...Enfin voilà quoi...on est content de venir jouer ces quelques morceaux à la radio et de répondre aux questions de l’ami Mouss qui va bientôt repartir en tournée avec Origine Contrôlée qui présente des chansons arabes nées de l’immigration et qui ont fait le bonheur de leurs parents dans les années soixante et soixante-dix.

Heart & Soul !

Jouer à la radio, c’est un peu comme jeter une bouteille à la mer. On joue pour des gens qui ne sont pas physiquement présents et on ne sait pas comment ils vont recevoir le message. Ecoutent-ils en voiture, en faisant la cuisine, blottis au fond de leur lit etc...Mais il faut envoyer, faire un vrai concert. On a choisi quatre morceaux jouer (Heart and Soul, Back Against the Wall, Look Up et Get Stronger) et quatre autres à passer (Assassin, OTH, Chinese Man et Casey). Ca se passe bien. Rien à dire. C’est un plaisir d’être là et si vous encore voir ce que ça donne, vous pouvez fouiller dans les archives du Mouv, l’émission s’appelle Francosonic...

Peace

mercredi 12 mai 2010

Vaureal...les bals du dimanche aprèm’


Le 10/05/10

En descendant du bus à Vauréal, j’avais l’impression d’être dans un décor de cinéma. Il me semblait que la ville avait été faite la veille même. Une ville nouvelle déguisée en vieille ville. Il parait que dix ans avant, toute cette partie de la ville n’étaient que champs et terrains vagues. La salle le Forum, elle, est vieille de 16 ans.

Le Forum

A voir les photos aux murs, on devine facilement qu’il y a une foule d’artistes qui sont passés ici avec une forte tendance rock quand-même. Pour nous c’est la première fois. L’accueil est chaleureux et le catering de Chantal l’imposante cuisinière maison nous fait tout de suite nous sentir à la maison. La bouffe est vraiment bonne...

Mais faut pas trop trainer parce qu’on joue tôt ce soir. 19H baby, l’heure de la boum. Et tout dans ce concert a des allures de boum, l’heure, le fait que ça soit la première fois dans cette ville, le public sera-t-il là une fin de dimanche après-midi ?

Un peu avant 19h, les gens comment à arriver. Ils sont quand même plus de trois cent. De prime à bord timides. Mais il y a Gessy le fidèle de premier rang qui est là avec tout sa bande de Paris...L’ambiance monte tranquillement. Ce n’est pas parce que c’est un dimanche aprèm' qu’ils faut se la jouer tranquille pépère genre concert d’apéro...

Les gens sont sortis pour se la donner. Ils se la donnent. Ce qui attire mon attention c’est ce gars de peut-être 17 ans avec son pote, un grand black. Lui porte une veste de cuir noire, genre motard. Il a une espèce d’iroquoise assez courte sur la tête. Avec sur son visage un air de ne pas savoir pour quoi il était là. Au bout de trois morceaux, son pote a disparu et lui est resté devant. Il matait toujours, le visage fermé d’abord, puis petit à petit je l’ai vu se dérider. Comme si quelque chose en lui, lui disait qu’il avait aussi le droit de s’éclater. Je me demandais ce qu’il pouvait penser en nous regardant foutre un tel boxon sur scène. Quand je pu lui arracher un sourire, je me suis dit que c’était gagné.

Quand on joue « Maison en dur », c’est uniquement si on estime que le public est vraiment très chaud ce soir là. Et c’est le cas à Vaureal. Mon pote inconnu est toujours là, mais il est déchainé, jumpant tout ce qu’il peut, entrant dans le pogo final. Ça me fait plaisir. Je ne connais pas ce gars et je ne le verrai même pas à la fin du concert. Mais je suis content d’avoir eu ce moment de partage avec lui, avec vous.

Ce bal était plutôt bien réussi. Content d’avoir découvert Vaureal et son Forum. Il parait que la vieille ville vaut le détour et aurait abrité pendant des années un de mes acteurs préférés de tout le cinéma français : Gérard Philippe...

Peace

Les nuits de Strasbourg...à Bruxelles


Le 09/05/10

Nos nuits se suivent mais ne se ressemblent pas...D’une ville à une autre, d’une salle à une autre, une scène, un autre public...Tout est différent chaque soir et ce qui fait qu’on aime ce métier entre autres raisons.

Artefact à Strasbourg, Les Nuits (Botaniques) à Bruxelles.

Le hall de la laiterie
Hall du Botanique

Dix jours de pause entre les deux. Des programmations éclectiques que je ne saurais vous résumer ici, des groupes aussi différents les uns des autres, des vieux projets, des nouveaux, du réchauffé qui se veut neuf, de la redite qui se veut innovante. Il y a de tout. En sortant de scène à Strasbourg, je me suis dit que j’aurais dû faire une spéciale dédicace à tous les punks authentiques du monde entier... Le pourquoi ? Je venais de voir une partie du concert de Disiz La peste qui se fait maintenant appeler Disiz Peter Punk et je me suis demandé ou était l’authenticité dans tout ça... qu’y a-t-il de punk dans tout ça... ? Loin de moi l’idée de lancer un débat sur qui est vrai et qui ne l’est pas, c’est juste une question que je me suis posée en passant.

De Strasbourg à Bruxelles donc, les nuits se suivent et ne se ressemblent pas...

La laiterie

les publics non plus mais nous faisons en sorte de garder la même énergie et le même sérieux dans ce que nous faisons et de ne surtout pas prendre le public pour des dindons. Lyon, Paris, Amsterdam, Angers, Lièges ou Clermont-Ferrand. La Laiterie pleine à craquer, Bruxelles avec son chapiteau de 800 personnes, c’est la même... « We get the Job done » comme dirait l’ami JC. Et vous nous le rendez bien. Encore merci.

C’est le début de la période des festivals et c’est un plaisir de se faire ré-inviter dans des festivals qui ont compté dans la vie du groupe. Strasbourg et sa Laiterie ont été des points de passage importants pour le groupe. Et il en est de même pour Bruxelles et son Orangerie du Parc Botanique (un petit conseil touristique en passant : visitez le parc si vous passez à Brussels)

Jardin du Botanique

ou les Nuits du même nom.

Le Peuple au Bota

C’est bientôt l’été et son lot de festivals, les scènes s’agrandissent, le public aussi, ce sera du plein air sous la lune ou la pluie mais « We get the job done ».

Ce soir, on est à Vaureal que je croyais tout simplement situé en Belgique ou en Suisse mais, c’est bien en France vers Cergy. On joue à 19H00. Avec du monde ou pas « The show must go on ». Pour notre plaisir et le votre...Après-demain en direct à la radio : le Mouv à partir de 13H ...Bordeaux, Rennes, Casablanca...

Peace

NDLR : Il y a des punks aux concerts du Peuple, mais aussi des gothiques et des métaleux parfois ! dédicace à eux ! et aux aux octopodes noirs aussi !

mardi 4 mai 2010

JC de retour


Le 22/04/10 Creil

A Creil dans l’Oise, ils ont une grange, mais c’est une Grange à Musique.

la grange

C’est là que JC nous rejoint vers 16h après une longue nuit et une journée de voyage. On imagine ce qu’il a dû endurer et on pense aux familles avec enfants, aux malades, aux gens qui sont coincés dans les aéroports du monde entier.
Est-ce-que ça a empêché les avions militaires de décoller. Une journée sans bombardements en Afghanistan ou ailleurs ça nous ferait des vacances... Mais revenons à la musique, JC débarque pile poil avant la fin de la balance et chope son mike au vol pour faire Look Up...c’est cool de le revoir parmi nous...

Il est fatigué l’Anglais mais ça le fait. Pas de beat-box tonight, mais il envoie quand même tout ce qu’il peut. Il y a peut-être entre 200 et 300 personnes dans la salle mais comme je dis, la fête c’est une question d’état d’esprit et quand on a le dancing-mood, rien ne peut empêcher de bouger. C’est notre toute toute première party à la GAM mais on y reviendra s’ils veulent bien de nous. Avec plaisir.

prog de la grange

J’ai oublié de vous parler un peu de notre nouveau bus, enfin le bus de la semaine. On toujours un driver allemand très sympa du nom de Helmut. Mais le bus là ça va pas dééh !!! Les suspensions sont très durs comme dit Helmut lui-même, alors dés que la route secoue un peu c’est impossible de dormir.

no sleep tonight...

Alors j’essaie de dormir le matin, mais ce n’est pas possible, le bus compte juste un étage et les lits ne sont pas vraiment isolés des lieux de vie à savoir le petit salon à l’avant qui sert réfectoire pour les petits déjeuners. Le soir c’est le salon arrière qui accueil mais là aussi l’isolation pêche et à moins d’avoir le sommeil de plomb ou des bouchons dans les oreilles, impossible de dormir. Heureusement, on ne l’a que pour quelques jours...

Peace

Quand La Nature S’en Mêle ...


Le 21/04/10 Niort

Comme disait l’autre, « on est bien peu de choses ». Le système sur lequel on se repose peut partir en vrille à n’importe quel moment. Il suffit d’un tsunami, un tremblement de terre, une tempête de neige ou une quelconque manifestation intempestive de la nature pour que nous nous retrouvions dépourvus et pris de court. Ce qui nous maintient peut-être encore sur terre, c’est notre capacité à réagir, à faire face aux événements... Il parait que ce n’est pas tant ce qui nous arrive qui est important mais plutôt ce qu’on en fait. JC 001 est partit en Inde se reposer pendant la courte pause qu’on avait et voilà qu’un volcan islandais décide de sortir de son sommeil. Il pourrit tout le ciel européen, empêchant ainsi tout décollage d’aéroplane.

pas d'avion...


Voilà notre JC bloqué à Mumbaï avec l’espoir d’un vol retour peut-être aux alentours du 09 mai...La cata, on a des shows et le gars ne peut plus revenir...Il faut sortir le plan B en espérant que lui aussi de son côté réussisse à se dégotter coûte que coûte un vol pour nous rejoindre au moins dans les deux ou trois jours...

On se retrouve à notre local des Subsistances pour mettre au point un nouveau set. On enlève tous les morceaux où JC est en lead, dans Back against the wall et Judge not, je vais faire ses parties qui sont assez courtes et essayer d’assurer le free-style tout seul sur No X, El Paso et Herbman Skank avec l’aide de Pee et Nzeng qui assurent encore plus de backing-vocals..Ca peut le faire et c’est avec cette solution qu’on débarque à Niort au Centre Culturel Leclerc...vous savez les super marchés... C’est un endroit plutôt incongru... Je ne vais pas me mettre à critiquer les endroits où la culture se diffuse, mais chaque fois que je viens dans ce lieu, j’ai l’impression que je vais faire mes courses. Car la salle est située dans un centre commercial comme en trouve à l’entrée de toutes les villes quand on arrive par l’autoroute.

Il y a eu deux cents préventes pour ce soir et avec le match Ol-Bayern pour la ligue des champions on se demande si la salle va se remplir. Pas trop, mais les gens qui sont là sont motivés et bien présents. Il y a beaucoup de jeunes en devant de scène. Entendez par là des gamins de peut-être 14,15 à 18 ans. Ils sont jeunes, frais et pleins d’énergie. On assure le set tel qu’on l’a répété pour pallier à l’absence de JC qui n’est d’ailleurs pas le seul à ne pas être là, Chapelier Fou qui devait faire la première partie est lui aussi bloqué en Italie.

Tout se déroule bien avec une bonne dose d’énergie et de free-style. Le public est bien content et on finit avec maison en dur avec tout le monde qui joue le jeu de s’accroupir sur la partie calme et de se lâcher en jump-up sur la fin du morceau.

C’est plutôt une réussite malgré le manque de monde et notre équipe réduite car notre ami Silver Fox n’est pas là non plus pour s’occuper du matos... Bonne nouvelle, JC a trouvé un vol grâce au « British Embassy » et il pourra certainement si tout se passe bien, nous rejoindre à Creil le lendemain. Surtout, ne jamais céder au désespoir, les problèmes viennent avec leur solution. On a su rebondir et faire face sur tous les fronts. Demain est un autre jour...

Peace

Magic shri


le 03/04/2010, Bourgoin-jallieu (les abattoirs)

A Bourgoin, ils en sont à la cinquième édition de leur Festoche-maison, Electrochoc. Et pour cette soirée, José qui a toujours de bonnes idées, nous propose un plateau avec Shri.

electrochoc !

Shri, c’était la moitié de Bad Marsh & Shri, c’est un vieux pote à JC 001, un gars qui écume la planète pour proposer son groove aux accents indiens métissé de sons urbains. C’est un bassiste du tonnerre, il joue des tablas super bien, joue de la flûte indienne et fait beaucoup d’autres choses en musique...
Je vous passe l’accueil, l’apéro après les balances, les petites spécialités de Belki etc...On est toujours bien aux « Abatts » comme disent les habitués.

fly electrochoc

Le festival est retransmis en direct sur Sol Fm, pour moi une des radios les plus mythiques de la région, c’est l’occasion de revoir Marie et Michel qui depuis des années se donnent les moyens de vivre leur passion, faire de la radio librement, sans subir aucun diktat et faire œuvre de découvreurs et diffuseurs de talents.
Mais revenons en à Shri, ce mec la première fois que je l’ai vu, c’était à Londres. On jouait avec le PH au Cargo et il est passé nous voir. Certains membres du groupe le connaissent bien, outre le fait que ce soit le pote de JC. Ce qui m’a frappé en premier c’est son sourire. Il semble que rien ne puisse le lui enlever. Il dégageait vraiment quelque chose de positif. Je ne m’étais pas trompé. Pendant les balances, alors que ça s’agite autour de lui pour régler les problèmes d’écoute de son batteur, lui jouait calmement une petite mélodie à la basse semblant ignorer le « speed » sur scène.

IL a avec lui ce soir Mark, un batteur excellent dans tous les rythmes, une chanteuse black , Folah, avec une voix soul à vous dresser les poils. Son show présente de vrais moments d’intense émotion et des moments de folie où les rythmes s’emballent et les échanges entres le bassiste et le batteur très empreints de maitrise et d’une complicité qui est plus que musicale. En effet les deux lascars jouent ensemble depuis plus d’une dizaine d’années. Folah quand elle se joint à eux amène sa touche avec sa voix aux capacités assez extraordinaires. La demoiselle sans jouer aux minettes du R&B connait son affaire.

JC monte sur scène pour une petite participation tres appréciée. Nzeng aussi est invité à freestyler avec Shri, ce qui donne un moment plein d’humour et de musicalité. On sent que Shri et son équipe prennent vraiment leur pied sur scène et le public aussi. Un vrai bon moment.

On monte sur scène devant un public plus que surchauffé. Certainement galvanisés un peu plus par le fait que c’est la dernière avant une bonne dizaine de jours, on peut laisser là nos dernières forces.

Nous sommes à donf, le public aussi. Trente dates dans les pattes, ça paye. Shri monte avec nous pour jouer sur le PH Thème, un vari moment de bonheur. Il reviendra aussi sur « Les rues de Saint Paul » pour faire des tablas avec la bouche, ils se livrent avec JC à un jeu de question-réponse assez surprenant. On a passé une très bonne soirée à tous les niveaux.
Humainement, musicalement...C’est comblés que nous rentrons chez nous, à une trentaine de kilomètres de là en disant encore MERCI aux public et à toute l’équipe des « Abatts ». Tanx Shri and crew for all da magic...

Peace

Remise à jour


Le 02/04/10

Salut tout le monde. Je reviens vers vous pour une remise à jour. Je vous ai laissés avec nos souvenirs de Limoges et pris mes vacances sans vous parler de ce que nous avons fait après. Nous sommes allés à Marmande pour le festival Garorock qui est devenu pour nous incontournable. En effet à chaque tournée, nous ne nous faisons pas priés pour y jouer. Avec le temps, Garorock a pris une bonne place dans le peloton de tête des festivals français grâce à sa programmation, le sérieux des organisateurs et toutes ces choses qui font un bon festival. Et je me sens vieillir rien qu’à penser au fait que j’ai joué dans la première édition avec les « Crazy Skankers »...

garo 2010

Vous le savez, les grands festivals ce n’est pas ce que je préfère. Ce que j’aime moi, c’est la chaleur étouffante d’un petit club où je peux avoir le public bugne à bugne. Mais bon, quand il s’agit de vous faire plaisir, je ne boude jamais le mien. C’est la première soirée du festival et ils attendent 14000 personnes. Autant vous dire qu’il va ya avoir du mouvement.

prog garo

Il ya du monde à l’affiche, mais ma seule envie ce soir c’est de voir Ragga Sonic qui viennent de se reformer et entament une tournée après dix de silence. Ils sont programmés à 00h et nous à 00h45, alors je me dis que ça peut jouer. Jeter un coup d’œil aux deux Tchatcheurs et revenir à temps pour notre concert. Mais grande sera ma frustration, le line check prend un temps pas possible et à 00H20, je m’en retourne donc vers la scène Digitick où nous n’allons pas tarder à ouvrir les hostilités.

Les gens qui sont massés là sont à bloc. C’est notre premier gros festoche de la tournée et il faut reprendre ses marques sur la grande scène. L’ambiance et super chaude. Mais je me demande si les gens vont tenir trois jours s’ils bougent comme ça pour tous les groupes.

Nous on est bien, la journée avait déjà bien commencé avec une ITW super drôle et enfumée pour certains d’entre nous avec les gars de Radio FMR.

fmr

itw chez fmr

Dégustation de vins, retrouvailles avec l’équipe d’orga, nos potes marocains du Boulevard à Casa où nous jouons au mois de mai, certains d’entre nous ont même joué aux mannequins pour Amine B. jeune styliste à surveiller.

Le petit cousin de Naomi Campbell

Le concert file à la vitesse de croisière, tout se passe bien. On arrive à la fin du set qui, festival oblige, est plus court que les autres soirs. Après un « Get stronger » super agité, je dis au public de nous retrouver au merchandising, signant ainsi la fin prématurée du show, alors que mes collègues sans m’avertir, avait décidé faire une fausse sortie pour revenir finir le public avec « Maison en dur ». La foule commence à se disperser...

Je n’avais plus qu’à présenter mes excuses aux copains et tous ceux qui attendaient un morceau de plus...

Sinon, la vibe était bonne comme on dit, et après avoir vu un bout de Izia qui « rocke » vraiment, il est déjà temps de bouger alors que le festival bat toujours son plein, pour aller vers Bourgoin-Jallieu, plus prés de la maison c’est un peu chez nous. Nous avons travaillé les premières versions live de « Tilt » là-bas avant de faire le pré-tour d’octobre et novembre. On le sait, ça va être du pur plaisir de retrouver l’original Bad Bwoy Thierry BOOST, la Fameuse Moustache de José, la face à Belki...et cerise sur le gâteau, c’est la dernière de cette longue série de cinq dates par semaine depuis mi-février...

Peace

vendredi 9 avril 2010

All Systems Goa


Greetings Ganga Gurus.

The band have gone in to a short chill mode before the onslaught onto the summer gigs. Most have returned to the region around Lyon.So the last week of the tour tore by with amazing speed.

From the Garorock festival, where Le Peuple are old hands, in front of this years first full festival, followed by a stunning set at Les Abbatoirs (festival electrochoc) alongside our old friend Shri. For the first time in years Shri and Le Peuple played together, with guest spots on both the acts performances. The atmosphere was warm and indeed allowed some pretty experimental improvisation to take place between the various musicians. After the show, a cool after gig party between Shris musicians and the members of Le Peuple left us all a touch tired, and for me, I had to head back to the UK in the morning feeling rather worse for wear. A great finale to the Tilt tour.

Under 48 hours (in London) later, I quietly slipped away from the UK and headed to India, where I now sit, in Anjuna in Goa, in a boiling internet cafe. So I shall keep it brief. I chill after two months of intense tour. By this time next week I will be staying in a beach hut in Vagator. The electricity in intermittent, the internet doesn't always work but the grilled lobster is awesome. The temperature is 37 degrees, the water is warm, and I do believe that is my pina colada on it's way. So till I've chilled.......Namaste

samedi 3 avril 2010

Lipstick....RoYale


Limoges le 01/04/2010

Prog Hiero

Lipstick Royale en Blanc

Chose promise ...chose due. Je vous avais promis de vous faire un topo sur Lipstick Royale et je me sens un peu embêté...Quoi dire de Lipstick Royale ??? C’est n’est pas un énième groupe qui nous la joue style résurgence du Rock’n’roll. Ce n’est pas non plus juste un autre groupe sur terre avec du son saturé à vous faire fuir les salles de concerts. Ce n’est pas non plus un énième chanteur qui braille des textes inaudibles à vous faire mal à la tête même trois jours après le concert.

Lipstick Royale en Bleu et Blanc

Lipstick, on en parle pas encore sur Tracks, ni dans les Inrock... Lipstick est tout simplement à découvrir, à déguster sans modération avec plein de SUCRE...A écouter à fond dans une bagnole de location en train de « cruiser » sur les routes de Nouvelle-Calédonie. A faire découvrir aux potes. Lipstick pour moi c’est tout simplement Le Rock..

Lipstick Royale en Rouge

. Un trio basse-batterie-guitare et une chanteuse qui, même habillée en cuisinière en remontre à pleins de soi-disant rockers du dimanche qui se la pètent guitare en bandoulière.

Lipstick Royale en Bleu

Il ya dans ce groupe des vrai amoureux de la musique. Je ne vais pas vous en dire plus, moi qui ne suis pas adepte du maquillage, ce Lipstick là, j’en mangerai sans faim.

Lipstick Royale en Blanc avec une touche de jaune au milieu

Je vous donne le line up du groupe et on s’en arrête là : Marie/chant(elle fait aussi proxénète dans Brice et sa Pute)...Le Grand Franck Toledano/guitare (et je suis content et honoré d’avoir joué un peu avec ta gratte mec...un pur plaisir)...Arthur/basse (et Mae geri)...Eric/batterie( avec un kit tout simple mais qui déchire tout) Autant vous dire aussi que les trois keums du groupe ont joué dans Syoodj, Docteur Hell ou Big stick...Francky il a même fait la première partie de Hippy Pop célèbre rocker américain...

Lipstick encore en blanc

Mais je crois bien qu'en bleu blanc rouge c'est pas demain la veille...

Big up à vous tous qui êtes venus nous voir à John Lennon....

Si quelqu’un a une idée de la reprise des Beatles en fin de concert, j’attends vos réponses.

www.myspace.com/lipstickroyale

Peace.

Stronger, bigger, wiser, d.....anger(s)


Angers le 31 03 2010

prog chabada

Jouer au Chabada à Angers, c’est comme jouer à la maison pour moi. On a joué ici lors de la dernière tournée du peuple fin 2007.

RBM tour

Ayant trainé mes guêtres avec les Zenzile pendant un bout de temps, il est normal que je me sente à la maison. Ils sont d’ici et ont leur local de répétition qui fait face à celui de la Ruda dans les murs du Chab comme ils disent ici.

Accès Interdit !

Les Zenzile en sont à leur huitième album « Pawn Shop » sorti en octobre dernier chez Yotanka. Les angevins en sont à treize ans d’existence et il semble que rien ne viendra leur dicter le choix de la musique à faire. Ils continuent à défricher de nouveaux terrains sonores avec la liberté qu’on leur connait suivant ainsi leur devise du « on est jamais mieux servi que par soi-même » et, c’est comme ça qu’on les aime.

Aujourd’hui c’est JL aka « Loveless » qui nous accueille. Un vrai personnage ce Loveless, il porte le nom du méchant de la série « les mystères des l’ouest » et demeure lui-même un mystère pour la plupart des gens qui le croisent. Il est backliner, éclairagiste, technicien du son, régisseur, tour-manager... Il n’y a rien qui échappe à son regard et à ses critiques. Loveless !!! S’il n’existait pas, je me demande qui aurait osé l’inventer.

Le Chabada

Angers donc, c’est comme la maison et les angevins nous le font savoir. Il y a des jours où on n’a rien à dire.

Panoplie qui fait flipper

Tout se passe bien et l’on se contente d’envoyer, de prendre son pied, s’amuser sans remords...life’s too short comme disait l’autre. On est à des bornes de chez nous, et tous les soirs il faut s‘approprier un lieu différent, faire de la scène son salon, y recevoir des potes ou des inconnus pour une messe musicale, loin pendant une heure de toutes les tracasseries quotidiennes de la vie babylonienne.

On ne fuit pas la réalité en se refugiant dans la musique, c’est notre réalité. Un choix de vie, un métier certes plein de fun mais qui a aussi ses difficultés. Et tous les soirs on essaie de faire correctement le boulot (better correct than perfect dit-on sous d’autres cieux) et de vous faire plaisir même quand le matos déconne comme le fait le clavier de Nzeng depuis le début de cette tournée. Et il n’y a rien de tel que de voir vos mines réjouîtes et d’entendre vos « putain c’était mortel », « c’est mon premier concert et vraiment, je suis content que ce soit vous » et tous vos gentils commentaires sont autant de récompenses pour nous et nous poussent à vouloir aller toujours plus loin. On ne lâchera rien...

Merci Loveless, merci Angers.

Peace

vendredi 2 avril 2010

Praised and Confused

Greetings fellow Ganganauts. The last week of the first tour of 2010 draws to a close as the battle scarred bretheren of the beats bare up to the final onslaught, once more unto the breach. Currently, I sit in the backstage area of the Garorock Festival, struggling with an azerty keyboard. So,,,After the all too brief sojourn in Lyon, the Mobile Latin Brothel carried us to Claremont Ferrand. Once again the flashbacks rushed over me as I saw the many previous gigs there pass through my memory. Mainly though, it was the thought of the French girl who works in a local pub near my home in London. I had asked her where she came from, and she replied Claremont Ferrand. At that I had replied that I knew it. She did not believe me and assumed I was lying to try and chat her up. Weeks later someone pointed out I was one of the singers from Le Peuple De L'Herbe, and had played all over France, including, as ever, the Cooperative du Mai. Then she realized A) I was, and B) I did.......and she was embarassed...silly cow. LOL!!!

The gig was cool, but everyone in the band felt like it was a Monday gig although on a Tuesday! C'est la vie. Chabada followed. I recall I had blood poisoning last time here which was fun.The familiarity of the venue came as no surprise.After 18 years of touring and become a wee bit like groundhog day...But the crowd changes. And even the bands. A venue I have never played before, the John Lennon gig in Limoges, so far was the best gig. For some reason everything fell in to place on stage. N'Zeng had had problems with the keyboard. To such an extent it couyld no longer be trusted to function in a show. So we tied it to a passing hippy and set it on fire; Then we bought a new one. Keyboard, not hippy. As I said the atmosphere both on and off stage was energising to the extreme. The buzz after lasted us well into the morning hours.

So today....Garorock, where I bought my stereo belt buckle two years ago. I look forward to this evenings gig as I know the power of this festival. The staff are amazing and so is the food, talking of which it is lunchtime. Tomorrow we will play with Shri at Les Abbatoirs, a friend of mine of many years standing. Le Peuple and he will do some numbers together as well. Which I await with glee. Of course apart from, that dear cannaboids I am on the countdown to Goa, where I shall spend the next two weeks break after this strenuous tour; Chilling in the sun recharging my chakra....

So my old Maryjanes, I bid you a good karma, and  forgive any spelling mistakes as I struggle with the azerty...Om!

jeudi 1 avril 2010

Place du 1er Mai...


Clermont le 31/03/2010

à l'entrée de la coopé

La dernière fois que nous avons joué à la Coopé de Mai, Vanessa Paradis en personne accompagnée de M, était venue jouer en after de son concert au Zénith de Clermont pour un petit comité d’invités. No comment...

Et hop ! travelling arrière !

Clermont-Lyon c’est presque quatre heures en bus, Daniel notre german driver en mettra moins pour conduire le sien jusque devant la salle. Il est presque trois heures et demie du mat quand il se gare sur le parking.

enchainement de flashbacks

Stabilisation de l’aéronef et je me dis que c’est peut-être le moment de regagner ma couchette. J’ai du mal à trouver le sommeil quand le bus roule alors je retarde toujours le moment d’aller me coucher...je préfère dormir en station fixe et je suis sûr que j’aurais fait un très mauvais marin contrairement à notre ami Sergio qui connait si bien le tunnel secret qui relie, la base de sous-marins de L’Ile Longue sur la presqu’ile de Creuzon, à ses bases arrières...Bref. Vers 11h, en habitués que nous sommes de l’endroit, nous prenons nos quartiers dans les loges au premier étage de l’édifice, catering et bureaux au deuxième, la salle de concert et le club au rez-de-chaussée, la Coopérative de Mai est un exemple des bonnes salles qu’il ya en France.

à table !

music & light !

c'est pas très bien rangé tout ça, ils devaient être en plein boom...

Pour cette dernière ligne droite dans la tournée d’hiver, c’est le groupe Lyonnais Lipstick Royale qui nous accompagne. Je vous ferai un topo sur eux plus tard et promis, je ferais plus vite qu’avec les Monstro.

Lipstick Royale

La salle sonne bien, pas de difficulté majeure dans le déroulement du show. Les clermontois sont lents à chauffer mais une fois qu’ils sont dedans, ils ne veulent plus rien lâcher...Ca fait du crowd surfing même sur des morceaux les plus tranquilles, ça hurle le nom de sa ville comme pour bien nous rappeler où nous sommes, ça jumpe. On nous file un dessin représentant le boxer du PH avec la feuille dans la gueule...Merci...Ca vous fait un rappel du tonnerre et chacun rentre chez lui avec le smile...avec la sensation que cette semaine qui commence ne peut-être qu’une bonne semaine...Et que même s’il ya des choses pourries, on a toujours des mélodies plein la tête et les yeux remplis de lumière, le cœur bien accroché pour faire face...Get stronger my friends.

Peace

Get Stronger !

Les monstrooooooplantes


Firminy le 27/03/2010

Kezako donc Los Monstroplantes ?

Rassurez-vous ce n’est ni un film gore sur l’attaque de plantes carnivores qui en voudraient à notre civilisation consumériste décadente ni, une étude sur les la flore qui peuple nos océans. Les Monstro... (Pour les intimes qui, se risquent à tous les jeux de mots existant quant à la suite à coller au nom) c’est tout simplement la fanfare électro-funky qui déchire.

Les monstros en noir et blanc

Aux states, ils ont le Young Blood Brass Band, et pour ceux qui connaissent, je peux tout simplement dire qu’en France leur équivalent serait Les Monstroplantes. Cuivres funky et groovy, un dj qui balance des boucles électro, des scratchs et différents bruitages et sons, un percussionniste qui aime bien flirter avec les rythmes du monde entier, un chanteur survolté, Julien qui serait le mix entre Le God Father Of Soul JB et le grand gourou de la funk psychédélico-extraterrestre, George Clinton.

Les monstro en noir et blanc aussi...

Tout ce beau monde respire la bonne humeur et la joie de vivre sans tomber dans le festif hyper facile qui gangrène la plupart de nos fanfares françaises. Il faut dire que le pupitre est composé de cracks qui ont tous fait le conservatoire et glané à eux quatre plus de médailles d’or que l’équipe de France d’athlétisme aux derniers JO.

Encore en noir et blanc, mais en couleur c'est vachement plus gai

Il y a Docteur Seb(sax tenor), figure emblématique de la scène lyonnaise de ces dix dernières années. Il a joué dans plusieurs formations dont Monsieur Steed, Mo Jazz Beat, il est invité sur presque tous les albums du PH avec lequel il a jammé dans les débuts aux côtés de Nzeng. Ludo Vernu à la trompette et au trombone à pistons qui a participé aux débuts de MeiTeisho, Mag le percu qui maitrise autant les rythmes latinos que ceux qui viennent de l’Orient ou d’Asie. Aurélien à la trompette aussi. Tanguy à l’hélicon qui fait groover toutes les lignes de basse (trop fort)...S’ils passent à côté de chez vous courez les voir, si vous aimer « shaker votre money-maker », vous serez satisfaits. Bon...ils ne manqueront pas de vous demander « Do you like guacamole ? ». Vous voyez si voulez répondre ou pas...

Les monstros en couleur, c'est pas plus gay ?

Big up à vous tous d’être venus en voisins à Firminy, spéciale dédicace à notre copain Valentin qui a passé toute la journée avec nous...

Bonson Reprazent yoooooooo....

mercredi 31 mars 2010

Moutarde extra forte...la classe


Dijon le 26/03/2010

A Dijon, il n’y a pas que la moutarde. Il y a aussi la vapeur, salle ouverte au début des années 9O à la peripherie de la ville et qui accueille un tas de concerts dans l’année. C’est là qu’on a filmé le « Live » du PH sur la tournée « Radio Blood Money » réalisé par Herr Direcktor Stephane Bloch (au fait c’est qui ce mec ?). C’est toujours un plaisir de revenir dans des lieux comme celui-ci. Pour ma part, j’y ai joué avec mes deux groupes précédents ; « Les Crazy Skankers » et « MeiTeiSho », que de bons souvenirs.

Affiche à Dijon

Cette date a été la première déclarée « Sold Out », premier signe de classitude pour nos bourguignons. La classe, c’est ce que public dijonnais ne va pas cesser d’étaler toute la soirée. Ils sont nombreux et dopés à « l’Extra forte » de Dijon. On a même pas encore commencé qu’ils faisaient s’affoler le limiteur sonore (vous savez, les petits espions qui, pour certains modèles, vous coupent la sono si toutefois vous avez le tort de dépasser la limitation sonore qui est de 105 dB bien souvent).

Dijon - Complet

Ce soir, la salle ayant choisi elle-même sa première partie, ce ne sont pas nos potes des Monstrotantes heu...je voulais dire les Montroplantes (craché, juré demain je fais ma chronik sur eux) qui ouvrent le bal, mais c’est Disturb, Dj dijonnais qui a l’honneur de tirer la première salve dans une salle presque déjà pleine.

Que dire de ce concert ? Je ne sais vraiment pas...comme je le mentionnais un peu plus haut, les dijonnais étaient-ils dopés à la moutarde extraforte (qui ne figure d’ailleurs pas sur la liste des dopant du CIO) ? Etaient-ils sous l’effet d’une quelconque drogue connue seulement des habitants de la contrée ? Était-ce le fait d’avoir réservé leurs places longtemps à l’avance ? Cela leur a peut-être laissé le temps de se concerter et mettre au point un plan d’attaque pour cette soirée.

Je vous le dis assez, quand le public est à bloc, c’est ce que j’aime le plus. Mais là excusez moi mes amis, je me dois de l’avouer, c’est rare que le public aussi chaleureux qu’il soit, nous réserve un tel accueil, allant jusqu’à nous faire « Le ban Bourguignon »par deux fois. Entre les morceaux, ce ne sont pas des cris, c’est un mur de son qui s’élève de la salle. C’est la magie des concerts. Ce sont les mêmes morceaux à peu de choses prés, les mêmes bonhommes à savoir vos serviteurs derrière les manettes, le même ingé son, le même éclairagiste, le même back liner (super au taf ce soir). Et pourtant ce soir, il y a comme une saveur particulière. Ce soir comme jamais, je dois l’admettre, le public peut vraiment faire la différence.

Les dijonnais nous poussent, nous tirent vers le haut. Ils en veulent et nous leur en donnons pour leurs sous. Là, c’est moi qui me pose la question qu’on me pose tous les soirs « où trouvent-ils toute cette énergie ? ». La Classe totale. La bonne grosse teuf comme on aime.

Je n’ai qu’une seule chose à rajouter, si vous avez un truc spécial de chez vous genre le « ban bourguignon », n’hésitez pas à nous le sortir quand on passera par chez...ça me fait penser qu’il faut que je ramène un bon pot d’extraforte à la maison...

Peace

dimanche 28 mars 2010

Shell Shock and Roll


Greeting Fellow Fumeurs and Followers..It is a Sunday. And yes, I sit in Paddys Corner below my hotel. No Guinness yet, just a cup of tea and the free wifi. We arrived back in Lyon from Firminy at about 3am, I think, what the hell do I know. I stumbled up to the door of my darkened domacile, with access code, my baggage, and a type XV U-boat in hand (just in case) while struggling through to my gloomy tomb like room, pausing only a moment to strike the door wallah. Or maybe it was a plant pot, I do not know. It matters not. It was in my way. They wont know I broke it and you aren't going to tell them.

This week seems to have coagulated into one long blur. The set list has been honed into an efficient aural attack so it seems the evening on stage slips past like an Akula class submarine. It is a pity that sometimes the venues are cleared out so fast after the gigs we do not get a chance to meet and greet the people. This can feel a bit depressing at times but one has to understand the practicalities of tour life and the logistics of the running a venue. But still, I know I am not alone in enjoying the few times when we get to chill with people 'apres-spectacle'.

Now, I accept I do not speak French well...but sometimes I need people to tell me if I am mispronouncing some major place name ie Reims. It sounds nothing like it's written so the audience must have assumed I was either vocally challenged (which I probably am) or I am at the wrong gig, which is also possible with my map reading skills. However I did notice more champagne around that evening than normal, so perhaps my mispronunciation slipped between the radiator and the wall of the collective psyche like an old bic pen, or a sock. Who knows? Apart from this, I noted an interesting collection of visual Tintin mashups in the main bar. Indeed, I have never seen Tintin in such positions shown before, nor Castafiore doing what she seemed to be doing to him. And another set of pictures that would certainly arouse (pardon the pun) interest from any animal protection agency. Or dog shagger. You may call the dog Milou or Snowy, but don't call him Tintin's bitch. I would put photos of them on the blog but I am not sure about French Obscenity Laws.

In Dijon the crowd was explosive. Whether this was down to le Peuple or the quantity of mustard seeds in the food I cannot tell but the atmosphere was charged from the very first tune. Indeed, generally the crowd kicks off after maybe third of fourth track, yet in Dijon it almost immediate. Fair play. Nice vibe.

Firminy was the last stop of the week. As it is close in regional terms to Lyon the trip back was a doddle as we say in England. Also it is not so far from N'Zengs old stamping ground in St Etienne, so it was a pleasure to see some of his family at the concert.The hall was high and huge which caused me a few problems on the beatbox routine as I struggled to adapt to the excessive foldback of sound. C'est la vie...You gotta deal with it.

On some of the last few gigs Les Monstroplantes have not only supported us but joined in on Sample as before.I still cannot get over the quality of the bass sound from the susaphone. It is amazing. Pure bassline!

As ever the Mobile Latin Brothel has slipped its moorings to return to its fair lair in the glandular glens. It must follow some migrationary pattern. Based on lay lines perhaps. Either way, I hear it will be traveling to the UK soon....so you have been alerted.

Note to Fans: If you are so utterly drunk you can barely stand up, do not try and climb on stage believing you can fly and try stage diving. Especially the guy who got dropped by all his mates right in the middle of the hall. Do you think we can't see you? And we got it on video, not a good look....ha ha ha ha!

So...we shall keep it short this weekend my darlings as technically it is the day of rest and I can see the glint of a Guinness glass in the distance......till we meet again my frendzzzzzzzzzzz!

samedi 27 mars 2010

Champagne !!!

Reims le 25/03/2010

Fin de soirée, je lève ma coupette pour trinquer avec les potes autour, les Monstro (promis ! je vous parle d’eux demain), l’équipe technique de la salle, après une séance photo improvisée dans les loges avec le photographe maison de la cartonnerie. Pour peu on se prendrait pour des super stars, baronnant avec nos coupes, et discutant de choses et d’autres ou bien se remémorant des dates pérraves qu’on a pu faire dans un temps pas si lointain que ça.

Quelque Pérraves

He oui les gars ! Qui dit Reims, dit champagne et je pense que cette petite coupe, on l’a bien mérité. Ils sont comme ça à la Cartonnerie (c’est le nom de la salle et non un tripot quelconque où on irait se cartonner au breuvage à bulle local), ils vous font péter le mousseux en fin de soirée pour montrer comme ils savent bien accueillir. Seulement, ils vous gardent tout ça pour la fin. Pas bête !!! J’ai vu tellement de concerts se foirer pour cause d’apéro un peu trop arrosé à la spécialité locale.
La salle est très bien, bon matos, bon son.

Singio descends de son arbre pour s'ébrouer sur le plateau

Salle pleine. Avant que l’on ne monte sur scène, les Monstro me disent qu’ils ont eu du mal à faire rentrer le public dans leur concert et qu’à la fin ça s’est lâché un peu. Ils nous disent aussi que si les gens lèvent les bras en l’air, ça veut dire que c’est gagné, qu’ils sont dedans.

Les Monstros aux Balances

Quand on monte sur scène, ce n’est pas le bordel habituel, de cris et de sifflets qui font des fois que tu n’entends rien de l’intro de concerts. Quelques cris se font entendre, les sempiternels « wooooooo !!!Clap clap clap !!! ». Ca démarre, ils sont là, ils commencent à bouger. Ils sont peut-être comme la boisson locale. Il faut laisser monter les bulles et une fois que c’est parti, c’est l’ivresse.
Ca fait quand-même trois fois que le groupe joue ici, on connait un peu les habitudes. On est tranquille, on laisse monter, la sauce prend, le public s’agite et la sécu un petit peu rigide commence à s’énerver en devant de scène faisant réagir plus d’une fois Silver Fox qui, ne souhaite qu’une chose, « c’est que les gamins ils fassent la fête ». Et c’est ce qui se passe avec le public champenois.
Donc, elle est bien méritée cette petite coupe de champ et j’en prendrai bien plus...seulement il ne faut pas abuser des bonnes choses. On remonte dans notre bus vers les 2h du mat, direction Dijon ou j’espère qu’ils ne vont pas nous proposer une petite coupette de moutarde à la fin du concert. Quant aux Monstro, il faut checker l’hôtel des que vous arrivez sur place sinon, vous connaissez la sanction. C’est direction Lyon dans la nuit. 5h de route alors que vous auriez pu vous la péter dans des draps en soie avec une coupe de ce que vous savez à la main.

Peace .

Places à gagner pour Bourgoin le 3 avril


La question :
Du sous-titre de quel film le nom du groupe est-il -partiellement- inspiré ?

Répondez par email à cette adresse : tilt@lepeupledelherbe.net

indiquez le nom du concert pour lequel vous jouez dans le sujet du message
et la réponse, votre nom et votre prénom dans le corps du message.

Une place par email. réponse (dans tous les cas) et instructions (si vous avez gagné) par mail dans les 24h00.

Bonne chance.

PS: si vous ne connaissez pas la réponse elle se trouve probablement ici

The number of the beast


Certains d'entre nous ont été (sont même encore) un peu (beaucoup ?) dans le metal. Du coup il n'est pas rare qu'on se fasse le signe de l'"escargot" avec un air sérieux et entendu pour se signifier mutuellement notre approbation. Ce petit jeu commence à déborder sur scène et à être repris par le public à pas mal de reprises. De là à ce que dans 1 an ou 2 le public du Peuple, à tendance plus Electro-HipHop-Dub-Jazz que Trash-Death-Hardcore-Metal se soie approprié ce code ancestral il n'y aurait qu'un pas...
Espérons qu'on ne s'attirera pas trop les foudres de Lemmy si jamais c'était le cas ! CQFD

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