A Matter of Time Tour 2012

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samedi 11 février 2012

Le taulier


Le Taulier…

En Espagne, nous retrouvons à chaque tournée Christophe que je pourrais qualifier de notre « Agent à Barcelone ». C’est notre chaperon sur les terres de Don Quichotte. Il fait bien son boulot, est de compagnie agréable et j’aime bien passer un peu de temps avec lui à discuter entre autre de Taekwondo que nous avons tous les deux pratiqué et ne faisons plus par manque de temps. Bref, on rigole bien quoi. Et des fois sans qu’il le sache, je l’observe, je le vois aller et venir avec son téléphone ou son ordinateur portable, discuter avec les gens de la salle pour régler des détails concernant la soirée. Je peux par moment percevoir ses inquiétudes quant à savoir s’il va y avoir du monde au concert ou pas. Et ça me touche de voir comme ça le prend à cœur de voir notre musique marcher en Espagne. C’est un plaisir de travailler avec lui.

Le Rock Kitchen

La musique permet de faire beaucoup de rencontres, certaines débouchent des fois sur des amitiés indéfectibles et d’autres sont tout simplement éphémères mais n’en restent pas moins marquantes. Parfois rigolotes, d’autres fois soûlantes. Heureusement je dois dire que ça m’arrive rarement et qu’avec le temps, j’ai appris à éviter les « lourds ». Ce soir à Madrid, c’est le « Rock kitchen » qui nous accueille mais la devanture de la salle porte encore le nom de « Juanchito Latin Bar ». Le taulier, car la dénomination lui va bien et aussi parce que je n’ai pas saisi son nom une seule fois, est chilien. Il en impose, dépassant de loin les cent kilos, crâne rasé, poigne d’acier. Une tête de tueur avec un regard qui vous transperce. Je discute avec lui et j’apprends qu’il a passé 15 ans dans l’armée chez lui, il parle de la légion étrangère, de la guerre des Malouines, parle de musique, me dit que sur terre nous sommes tous nègres car l’Afrique est le berceau de l’humanité. Et me propose de me livrer à une sorte de « doigt de fer » avec lui. Le jeu consiste à s’accrocher l’annulaire avec son adversaire de serrer fermement et de tourner chacun dans un sens jusqu’à ce que le doigt de l’un d’entre vous lâche ou casse. A voir les battoirs qui lui servent de mains c’est que clair que j’ai intérêt à dire non. Ce que je ne suis pas le seul à faire d’ailleurs.

Le « Taulier », comme je l’appelle, ne me dit pas qu’il est le bosse du lieu. Il me dit juste qu’il s’occupe un peu de tout dans la salle. Il s’occupe de l’électricité, de voir si l’eau chaude marche dans les douches, gueule sur le jeune homme qui tarde un peu trop à son goût à disposer les tables et les chaises dans la salle. Il gère quoi, promenant ses kilos par ci par là. Un vrai personnage de film mais il me dit qu’il n’a jamais été tenté par le cinéma. On parle bagarre, boxe, il me montre quelque trucs. Il me dit qu’il doit s’absenter un moment et revenir. Quand il revient avec son costume trois pièces taillé sur mesure, je me dis que ce mec aurait pu figurer au générique de nombre de film de gangsters avec sa coupe à la Kojak. Lui s’il te dit « tu ne rentres pas », tu ne rentres pas et pis c’est tout.
Mais bon à l’heure du concert la salle se remplit, les Madrilènes sont au rendez-vous et c’est parti. « Herbaliser » envoie du bois, ils ont l’air plus chaud que la veille à Barcelone. Leur set est court (45mn) mais intense et bien tenu. Ils ont gardé leur tube « The Missing Suitcase » pour la fin et le public se lâche bien. Leur nouvelle recrue au sax alto déchire. Il me dit qu’il y a quelques mois encore il était un anonyme parmi les fans du groupe et qu’aujourd’hui il se retrouve sur scène avec eux. Un rêve de gamin qui devient réalité.

The Herbaliser aux balances

Quant à nous, comme vous le savez, nous sommes encore en rodage. La nouvelle set-list que nous avons essayé hier à Barcelone semble faire l’affaire, les nouveaux morceaux sont à la bonne place et les anciens comme « Adventure » et « Mission » nous permettent d’amener les gens dans une ambiance qu’ils connaissent avant de leur faire découvrir le nouvel album avec des morceaux comme « Mothership » l’hommage de JC 001 à George Clinton le Parrain du P-Funk avant de revenir sur l’album Tilt avec « Get stronger » et « Back against da wall ». Au fur et à mesure des morceaux je me rassure en me disant que tout est en train de passer, c’est cool. Le set est loin d’être maitrisé mais l’exécution et correcte et l’intention bonne. Ça nous donne au final un bon concert du PH à Madrid avec un bon public.

L'affiche d'Alicante (enfin les...)

Avant de partir, on a même les félicitations du « Taulier » qui me dit qu’il a beaucoup apprécié. Je lui aurais bien fait un bisou sur son crâne rasé mais il n’est pas Barthez et je ne suis pas Zidane. Et je crois qu’un coup de boule de sa part doit être certainement plus dévastateur que celui de Zidane.

Peace

vendredi 10 février 2012

Opening Gambit....

Saluda Doobettes! Greetings from the lads of Le peuple....

Last nights gig was good...However, we were fed a little bit too late for my liking, and even after a short kip, I felt as I was going to waddle on stage like a pregnant duck. The food was wonderful...but a bit too filling. A second point was however, that the stage floor was pretty much the same height as the floor at the front off the hall...and the audience could come straight up to the front of stage, placing many of them almost eye level right in front of us. Talk about close contact. However only one fan jumped over the monitors onto the stage, to then shove his head against one of the speakers. He didn't even bother to come up to any of us in Le Peuple, he seemed to just want to be closer to the speakers. I do not know what he was on but he was gently ushered off side of stage by the ever present spectre of our pirate like, skateboarding, music lovin' roadie.

CIMG6912.JPG

We had changed some of the components of the tracks to negate the temporary loss of N'Zengs trumpet. For me this meant improvising in parts of the track that had had horns. And for N'Zeng to create and adapt keyboard parts to compliment the ad libs. It seemed to work judging by the crowds' reaction.
One thing I was concerned about was performing 'A Matter Of Time', a poem set to music in English, in front of a full French crowd. I needn't have worried. The crowd listened with respect. Perhaps the text is too complex for most to follow but it felt as if they could feel the emotion inherent in the piece.
The gig ran so fast it seemed that it was almost over too soon. That's when you can tell we're getting into the groove, up to speed. On that note, here is a picture of the drummer shortly after we got him out of storage. He is checking in with his stock broker. CIMG7293.jpg
So after the show, we sped into the night towards Switzerland. And if it could get no colder...it could. The wind in Nyon was like a blade of ice. By Lac Leman the waters had frozen over the wall in great lumps of bone challenging coldness.... IMAG0112.jpg
The morning of the 10th, we awoke to a world of white...having not seen snow for over a few days, the snow lake thick across the Swiss countryside. To make fun of us, the weather in Nyon was actually TOO cold to snow. Something we discovered on our trip to the restaurant for lunch. So,,,our dressing room (lodge) was across the road from the venue so a run across the sub zero road was a prerequisite to gaining access to the stage. As I said I contacted my cousin I've never met to see if they had the details to get to the gig, only to find they had been seriously unwell and were unable to come. Ergo...they remain an unmet cousin. C'est la vie.
The gig went well...except for a dozy bouncer who didn't understand what "Access All Areas" means. Ce ca....The crowd rocked. And I admit they were a very diverse bunch, one of the reasons I appreciate playing with Le Peuple. The poem 'A Matter of Time' was well received once again. I can only reiterate how much the track means to me and the respect I give to those who listen and take it onboard as a performance poem as opposed to the rap/sung tracks we are normally associated with. However..I COMPLETELY forgot the second verse of 'History Goes'...Total blank...so I styled it out till we got to the chorus and got back on track.
We chilling in the lodge as we write....Ready for the route to St Etienne tomorrow....the region where N'Zeng grew up. The packing up is going on so.......maybe it's time to leave you hipsters....Till we hit the net again.....Adieu my dear doobettes....

jeudi 9 février 2012

On Da Road


ON DA ROAD…AGAIN

Que dire ? Ça y est, c’est reparti, de nouveau sur la route, prêts à avaler des kilomètres d’autoroute et arpenter des centaines et des centaines de mètres carrés de scène. Prêts à faire face à des salles en délire (je l’espère), à des milliers de fans en folie qui auraient tous acheté notre dernier album et aimeraient se le faire dédicacer après ce concert endiablé qu’ils viennent de vivre (on peut bien rêver des fois …)



a matter of timeEnfin, bref, pour faire simple, le Peuple de L’Herbe repart en tournée avec en poche son sixième album en quatorze ans d’existence « A Matter of Time ». Album qui, au dire des experts du remuage de bassin, bootty-shake et autres shuffling, est l’opus le plus groove que le groupe ait commis. Moi la seule chose dont je sois sûr c’est que nous avons pris du plaisir à le faire cet album. Du plaisir et de la sueur. Il nous a fallu pour certains morceaux revoir complètement notre copie et revoir la direction choisie, essayer de pousser les idées aussi loin qu’on pouvait le faire. Et j’ai vraiment pris du plaisir et beaucoup appris en me faisant coacher par notre Nagon « Silver Fox » pour creuser plus mes parties de chant. Neuf mois pour faire tout ça à la maison dans les caves de la « Supa Dope Factory ». Et au moment où vous lisez ces mots, il est déjà sorti, distribué par Discograph et disponible chez tous les bons boulangers. Et je sais de source sûre que certains petits malins l’ont déjà downloadé sans aucuns scrupules. Et dire que sur les 100 et quelques milles personnes qui suivent notre page Facebook, il suffirait qu’un peu plus de la moitié l’achète pour que nous soyons disque d’or vu qu’ils ont baissé les seuils d’obtention de ces galettes qui flattent si bien l’égo…

Chargement aux subs

Nous voilà donc avec notre galette sous le bras et je dois avouer que la presse est plutôt bonne même si nous n’avons pas de directeurs artistiques dont l’égo (encore !!!) doit être encensé et mêmes si nous dépendons pas de ce que les journalistes peuvent dire pour faire ce que nous faisons, ça fait plaisir de lire que le travail que nous avons fait sur disque est valable. Mais c’est bien que les professionnels du métier donnent leur avis et certaines langues s’amusent même à pronostiquer que c’est l’album qui nous « ré »ouvrira les portes des médias Main Stream…Wait and see. En attendant une interview avec Pujadas ou Chazal et peut-être même Denisot dans son « Grand Journal », nous continuons à fourbir nos armes car, ce n’est pas tout de faire un disque, il va falloir le jouer ce disque, le transposer à la scène et se la donner « en live »…Ce n’est pas une mince affaire.

C’est à Ax-les-Thermes dans les Pyrénées que nous posons notre camp d’entrainement. Nous connaissons déjà le coin et y avons quelques petites habitudes. Le but du séjour, c’est de partir d’ici en ayant un set béton autant au niveau du son, de l’interprétation des morceaux, des lumières etc…Le plan d’attaque est le suivant, 13h30 arrivée à la salle qui est à deux pas de notre hébergement gentiment nommé « le Vieux four . 13h30 donc début du boulot qui consiste à roder les morceaux, niveler les sons qui sont produits par les machines et ceux qui sont joués en direct…jouer et rejouer pour que Kreez en façade puisse caler ses sons et ses effets, que serge nous cale nos niveaux dans les retours…Jouer et rejouer pour les avoirs en mains, en marquer les corps et les esprits pour que ça devienne un réflexe on y arrivera peut-être pas en une semaine mais il va falloir s’en approcher car déjà à la fin de la semaine, nous avons le premier crash-test. Concert pour le festival « De l’oxygène pour les oreilles » qui se passe à Ax même. Autant vous dire que la pression est grande mais chacun le prend à sa façon. L’essentiel c’est que nous arrivions à faire et ensemble ce que nous sommes venus faire ici. L’ambiance est bonne entre nous et ça facilite tout.

entrée des artistes

A Ax, nous avons pris certaines habitudes, pas que de travail car il faut bien se nourrir aussi…Et nous sommes plutôt bien tombés. Entre les paninis à vous faire tomber par terre de Ninine et sa coéquipière et les salades et autres spécialités montagnardes de « La petite Fringale » tenue pas Yvan, Steph et leur équipe nous nous sentions presque à la maison. Si vous passez par-là ne les ratez pas. Ils sont rue Joseph Rigal . Merci à eux tous ainsi qu’à l’équipe de Ax Animation qui nous ont tous bien accueillis.

At night in Ax)

La salle de spectacle du Casino où nous travaillons est à notre disposition jusqu’à minuit et nous en profitons bien.

le casino

Le travail avance, tout le monde y met du sien et nous sentons que les choses se mettent en place. Le soir à la maison, c’est décontraction, débriefing et jeux divers sur les différents supports existant à savoir smart phones, ordinateurs et autres tablettes…Le jeu qui tient le haut du pavé, c’est un jeu de construction. Il faut construire un pont par-dessus des précipices et faire passer dessus un train. Quand je vois les différents résultats de mes potes (presque tous y jouent), je me dis qu’ils ont bien fait de choisir « musique » et non « ponts et chaussées » comme carrière.

l'ipad officielement destiné à télécommander les lights...

X construction party

Le temps se passe et les jours se succèdent jusqu’au samedi 28 ou nous déménageons de la salle du casino pour aller au gymnase de Ax où se passe le festival. C’est le moment du crash-test. Il faut savoir que pendant une résidence ou une répétition montée, on s’échine à essayer de bien faire les choses pour que tout sonne bien mais les salles sont différentes et sonnent plus ou moins bien suivant leur modèle de conception. Au gymnase le son est vachement moins bon, mais le concert se déroule bien avec un bon public qui accueille bien les nouveaux morceaux ce qui ne nous empêchera pas de revoir l’ordre dans lequel on les joue. On Testera la nouvelle liste quelques jours plus tard à Barcelone après une courte halte chez nous pour embrasser nos chers et tendres et reprendre la route mardi soir pour le vrai début de tournée. Espagne, où la presse plus qu’elle ne l’a jamais été s’intéresse au groupe, interview sur Radio 3, diffusion du concert en direct sur le web, itw pour des mags et des radios etc…Le public est au rendez-vous à Barcelone avec une salle de l’Apolo remplie et la légendaire chaleur des espagnols ne se dément pas malgré la vague de froid qui s’abat sur le pays.

Le Juanchito avant sa transformation en Kitchen Rock

Le lendemain à Madrid, c’est la même, le public nous fait la fête sans oublier que pour ces deux premières dates en terres ibériques, c’est Herbaliser qui ouvre pour nous…Certaines choses ne sont-elles donc que question de temps ? « A Matter of time » vous avez dit ?

Tapas & beer in madrid

En tout cas cette tournée 2012 du PH commence bien et nous espérons que tout se passera bien. Nous vous attendons et comptons sur votre énergie. Et je ne dirai qu’une chose «Come on People Let us Play »…

Front of the house pendant la résidence

Peace

Beginning a matter of time....



Hola my happy hempsters! Welcome to my words and curses....and the beginning of another adventure. Thus............

It was early January 2012 when I struggled to the hell hole they call Stanstead Airport outside London and made my way to St Exupery airport near Lyon. It was the beginning of the rehearsals for the new 'A Matter of Time' tour.

Where do we begin? Well for a start we go to the self storage depot on the outskirts of Lyon and get the drummer out. Naturally it takes several days to scrub a drummer clean as they reawaken from cryogenic sleep. It is cruel keeping drummers awake if they not being used. So once the group was operational again we commenced.....a week in the studio at the supadope factory getting up to speed. In the evenings I availed myself to the Brits' ex-pats pub in a vain attempt to chat up the female bar staff. Everyone needs a hobby. I also discovered that the tandoori takeaway near the Smoking Dog Pub had begun putting proper hot sauces on their chicken wraps which placed me in a good vibe. But do not have the Sauce Indienne, stick to piri piri. Trust me.

So...a week to gain momentum. Then a week back in the UK playing Skyrim on PS3 till the whole team met up again in Lyon for another week in the studio....followed by a day doing promo in the Lyonaise Virgin Megastore, and FNAC. Then we were ready to go to full dress rehearsals in Ax Le Therme in the Pyranees. We departed on the Sunday and arrived in time for evening drinks. What a surprise. Everyone except Sir Jean and myself brought skis, snowboards, crampons,snow ploughs, snow shoes, ice picks sleds, sleighs, and the like....But did it snow? Er, not until the last day when we were leaving.

Personally, I had a shock as I saw when we arrived my favorite panini shop was not just shut....but demolished. It was being rebuilt as a boulangerie...due to open the day we left. Typical. However I did find a tea shop that sold proper loose Earl Grey tea....and PANINI! It was run by a charming lady who we inevitably invited to our gig. We met friends we knew from our previous stay in Ax Le Therme....and spent a couple of late evenings enjoying the local ambiance.

After five days, we had our first gig on the Saturday...and of course it began to snow. I was worried this might deter the crowd but I was wrong. The locals even said it was a good luck sign. Whatever. Having said that the show was excellent and it was an adrenalin rush after over 13 months since the last gig on the Tilt Tour. So I subsequently flew home in a good mood from Montpellier and prepared for the Spanish onslaught. Barcelona was first, at a venue we have played previously. By this time the cold front had begun to ravage to continent. By the time we reached Madrid, it was painfully cold and with the new LED lighting system (that give off no heat) we were stunningly cold. The gigs were great. As ever the Spanish crown rocked and really gave us a boost.

Then a minor disaster....N'Zeng had to go to a Spanish dentist after he had sheared off part of one his molars. Having had a molar extracted last December I was in full sympathy. However I could carry on rapping regardless, but for N'Zeng it was temporarily impossible to play the trumpet. So for the first time ever Le Peuple had to play with out the horn section, with N'Zeng concentrating on keyboards and vocals... This was no easy task. But being the troopers we are...we struggled on. And not too badly at that. By the last night we were almost mobbed in the restaurant after the show with people banging the windows were we sat in appreciation. Either that or they wanted their money back. You can never tell.

By the time it came to leave....I jumped out off the tourbus at 6am.....and had to wait for my flight that was delayed by snow in the UK...until 14h30...8 hours or thereabouts. Fun. BTW...DO NOT buy any of the plastic wrapped sandwichs in terminal C. They are fracking awful. One bite and I threw it away and went and got proper Spanish bocadillo thing. And another hot chocolate to fend off the cold. Naturally the information boards were not working properly an the announcements were in such a strong accent no-one understood what was going on except the Spanish. By luck I checked the internet site of the airline and found out it was boarding at that moment.....nice to be informed.

Got home late...two pints in the pub...and played Skyrim till late...then gently slipped of to the land of nod. Of course it being Monday and my only day off I had to go and sort out all the bollocks at the bank...and to thank them for ruining my one day off by making me go to the bank in the first place and sort out how they screwed up my debit card. Thanks again.

So Skyrim all night....Then repack the bags to return to Lyon. When I arrived, needless to say delayed by the massive cold weather across Europe, I not only had missed the tram....but it was now minus 11 degrees.....Sod that for a game of soldiers. So I got a cab and met up with the lads in the Broc bar in Croix Rousse. The next days gig had been postponed, so we had a night free. Ironically I went to sleep early and had a loooooooong lie in the next day. In the evening before we had to catch the midnight express to Nice, I went into central Lyon to buy bagels and of course a tandoori chicken wrap (which even as we write, is hidden in the fridge on the tourbus) and then back to the Smoking Dog in a continuation of my endlessly futile attempt to chat up the female bar staff...ho hum.

So.. were we are today. In Nice. The sky is blue...and the numbing cold that has spread across the continent is not so prevalent here. We are backstage awaiting vocal sound check. N'Zeng is still unable to play trumpet so we have spent some time working our way round this until he can play brass again.The crew are relaxed and focused and looking forward to the evening...So....Tomorrow we play Nyon in Switzerland...and if all goes well I may even meet a cousin of mine for the first time, who lives nearby. We'll see......so till then my dear tetrahydrocanabolistas.....I bid you adieu....

lundi 23 janvier 2012

A Matter of Time...


Ce n'était qu'un question de temps avant que le Blog ne redevienne actif...

14 mois quand même...

Le temps de se reposer un peu...

...de composer un nouvel album...

...de l'enregistrer...

...de le mixer...

...et de prépare le live pour cette nouvelle tournée 2012 !


A Matter of Time !!

samedi 13 novembre 2010

Places à gagner pour Mourenx Samedi 20 novembre 2010


La question : Dans quelle ville à commencé le tilt tour en février ?

Répondez par email à cette adresse : tilt@lepeupledelherbe.net

indiquez le nom du concert pour lequel vous jouez dans le sujet du message
et la réponse, votre nom et votre prénom dans le corps du message.

Une place par email. réponse (dans tous les cas) et instructions (si vous avez gagné) par mail dans les 24h00.

Bonne chance.

PS: si vous ne connaissez pas la réponse elle se trouve probablement ici

vendredi 12 novembre 2010

Places à gagner pour Périgeux Sans Réserve vendredi 19 Novembre 2010


La question : Que demande le Peuple ?

Répondez par email à cette adresse : tilt@lepeupledelherbe.net

indiquez le nom du concert pour lequel vous jouez dans le sujet du message
et la réponse, votre nom et votre prénom dans le corps du message.

Une place par email. réponse (dans tous les cas) et instructions (si vous avez gagné) par mail dans les 24h00.

Bonne chance.

PS: si vous ne connaissez pas la réponse elle se trouve probablement ici

jeudi 11 novembre 2010

Deux jours en Hollande


Narbonne, le 10/11/2010

Après Paris donc, nous voilà partis pour le pays où l’herbe à fumer s’achète librement en boutique. Pour ceux qui apprécient, c’est un plaisir que dans rentrer dans un coffeShop, regarder la carte et faire ses petites courses. Ici c’est légal. Ailleurs la question se pose encore comme chez nous mais du bout des lèvres. Les américains eux, avec leur pragmatisme (capitalisme ?) habitués, y vont de la calculette, en Californie par exemple, pour voir ce que ça rapporterait à l’état de légaliser l’usage du cannabis au-delà du simple usage thérapeutique. Soit…

Nous avions déjà visité l’autre pays du fromage en début de tournée et ça s’était bien passé. Outre les petits plaisirs herbalistiques que j’ai déjà signalés, je dois vous dire que les Pays-Bas me surprennent par le vide qu’il y a ici au niveau culinaire. Je pourrais peut-être me fourvoyer mais, ici il n’y a pas de tradition ici en ce qui concerne la bouffe ou alors, elle a été oubliée en cours de route. Chaque fois qu’on a joué ici j’ai eu du mal à définir ce qu’on nous donnait à manger. Mais bon, il faut bien se nourrir, alors on arrive toujours à trouver de quoi faire…

Un mec me dit à la fin du concert de Den Bosh « je m’excuse au nom des 16 millions et quelques néerlandais que nous sommes, votre concert était terrible et c’est dommage qu’il n’y ait pas eu plus de monde ». J’accepte ses excuses. La salle n’était pas pleine mais on a fait une teuf du diable. Une meuf me dit aussi qu’elle nous avait déjà vus en festival et qu’elle avait toujours apprécié notre énergie et notre sens du contact avec le public et qu’elle avait bien aimé ce soir le fait qu’on ait pu encore une fois emporter tout le monde avec nous. Ça fait plaisir. Ce soir comme d’autres, il a fallu aller chercher les gens, descendre dans la fosse, chanter les yeux dans leurs yeux, pogoter avec eux… Ils ont bien aimé le concert, le crew de la salle (qui s’appelle le W2) bien que discret, manifeste son plaisir, eux aussi ont kiffé. Mission accomplie.

Affiches du W2
Le W2

Vers 2h du matin, tout est chargé, tout le monde est douché et on est prêt à prendre la route pour La Haye. La soirée s’appelle « Paris Appelle ». Nous sommes Lyonnais et les Lady Like Dragons sont de Seine et Marne si je ne me trompe mais qu’à cela ne tienne, nous répondrons présents. La salle c’est le Paard Von Troje et l’accueil y est simple et chaleureux.

La porte...
c'est français on dirait...

La fiche technique et plus que respectée sauf que par contre l’acoustique n’était pas tout à fait au point. Mais c’est quand même une bonne soirée. Notre cent troisième date si je ne m’abuse. Un plaisir renouvelé tous les soirs quelques soient les soucis du quotidien et l’éloignement de nos familles. Bob Marley disait « wonderful thing about music, when it hits you feel no pain ». Et les concerts sont des moments privilégiés pour sentir comme ça peut être vrai.

Demain, Saint Quentin quelque part en France, perspective de manger mieux et de se rapprocher de la maison. Nous sommes sur la dernière ligne droite et la fatigue se fait un peu ressentir. Vite rentrer à la maison pour deux jours et c’est reparti. Comme disait l’autre « the show must go on » et compte sur vous pour nous accompagner sur ces dernières dates.

Peace

Paris, Paris, Paris.


Le 05/11/10

Je dois le dire, nous ne sommes pas dans les petits papiers de la presse parisienne. Nos sorties sont rarement chroniquées, nos concerts à peine annoncés. Bien sûr, il y en a quelques-uns qui s’intéressent, font des papiers et des interviews et soutiennent le groupe…Dans les raisons à tout ça, je mettrai au premier rang le fait que le groupe n’aie pas fait le choix de s’engouffrer dans la hype parisienne après avoir été « Découverte Scène » aux victoires de la musique en 2002. Le PH a fait le choix de rester dans son fief de la Croix Rousse à Lyon. Etabli sa liberté en mettant sur place avec le soutien de la ville un studio pro aux Subsistances (enregistrement, mastering) d’où sortent presque tous les disques du groupe et de bien d’autres groupes (Les Ogres de Barbaque, Maxxo, NSK, pour ne citer qu’eux) tous souvent enregistrés et mixés par Niko Matagrin et masterisés par Choko. Les prods du PH elles sont l’œuvre de Kreez notre ingé son de toujours.

L'entrée du Stud', dit "La Crypte"

Certains journaleux nous snobent donc mais le public parisien lui répond présent à chacun de nos appels. En octobre 2009 pendant le tour de chauffe, on avait fait le plein au Nouveau Casino (qui n’a pas une très grande capacité), au mois de mars 2010, c’était l’Elysée Montmartre qu’on prenait d’assaut : Sold Out. C’est donc notre 3eme date en un an à Paris cette année, toujours pas un papier intéressant…Faudrait peut-être qu’on se tape de faire un Olympia pour la hype (encore …).en attendant, le Trabendo est plein ce soir. Paris danse avec nous, Paris chante avec nous. C’est la cent unième. Avec toutes ces dates derrière nous, la mécanique s’est huilée, les réflexes sont maitrisés (même si cela n’empêche pas quelques petites bourdes par ci par là, ça fait partie du jeu). Le set est délivré avec énergie et bonne humeur.

Je vois devant moi des visages que je reconnais, des gens qui ne viennent pas pour la première fois. Certains sont même devenus des potes par la force des échanges après les concerts, les réseaux sociaux. Je vois Gessy et sa bande (merci pour la petite douceur marocaine d’après concert), Koe Jool et Hélène. Des gens qui sont là, toujours. C’est un grand soutien. Nous vivons aussi de votre énergie. Merci de nous soutenir et de ne pas vous lasser.

Robert Hu au stand de merch'


Le Trabendo est une bonne salle, cachée bien au fond du Parc de la Villette (Paris). A vide, elle fait un peu peur au niveau du son mais avec du monde, elle sonne. Au niveau de l’accueil des zicos, ils pourraient améliorer leurs chiottes et les douches. Je me souviens d’avoir jammé ici avec Vernon Reid de Living Colours avec mon pote Jah Bass et d’être passé ici avec Ezekiel sur leur tournée avec DAAU (si vous n’avez pas le DVD de cette tournée, empressez-vous de l’acheter…une tuerie). Ce soir restera aussi un très bon souvenir. Nous partons légers après avoir arrosé avec un peu de champagne cette cent unième date avec notre bookeuse Aline de chez AGDL .

Prochaine date, le W2 a Den Bosh en Hollande the land of Ganja Free…

Peace

Autant en emporte le vent…


Den Bosch le 03/11/2010

J’ai été touché par les quelques réactions que mon cri de solitude a suscité sur le dernier post que j’ai fait…Il est vrai que j’avais besoin de savoir si quelqu’un était à l’écoute… C’est l’angoisse je pense de toute personne qui fait quelque chose en direction des autres…Que devient une belle chanson que l’on chante si personne n’écoute ? Que devient une belle peinture qu’aucun regard ne contemple ?…Nous faisons de la musique parce que comme je le dis souvent nous aimons ça. Et le maitre mot de tout ça, c’est le partage. Et cette idée de partage n’est valable que si il y a feedback. Pour moi l’idée c’est presque d’abolir la distance qu’il peut y avoir entre les artistes et le public…Et je suis content que ce blog puisse être une autre façon de maintenir le lien même s’il m’est difficile de tenir ma promesse d’écrire au jour le jour car ne disposant pas d’ordi perso en ce moment…Bref cela ne m’empêche nullement de profiter de ceux des potes en l’occurrence Fab, notre Ours-Merchandiseur, pour continuer à partager avec vous des tranches de vie.

Imatriculer une galère ? Adressez-vous à la capitainerie, au port !

Il y a quelques jours de ça, nous étions à Calvi au festival du vent…pour moi c’était une première. J’avais déjà entendu parler de ce festival en Corse où les musiciens étaient invités à séjourner pendant quelques jours sur l’Ile de beauté et cela avec leur famille s’ils le voulaient. C’est ainsi que j’ai pu voir Arthur H déambuler avec ses enfants tranquillement entre la plage et le réfectoire… JP Nataf promener ses lunettes noires jour et nuit, François Rollin promener son regard sur des gens qu’il croquera peut-être dans un prochain sketch…Des dessinateurs de renom tel Tignus, Margerin ou alors un mec qui a photographié la terre vue d’en haut, j’ai nommé Yann Arthus Bertrand.

Ce festival est une institution, il dure depuis 19 ans ou alors devrais-je dire survit grâce à la pugnacité de ses créateurs. Pendant la période où se tient le festival, tout le monde est logé à la même enseigne à savoir le centre de vacances La Balagne, tout à côté de la plage.

les mouettes sans zorro
là par contre zorro se trouve dans la foule, mais on ne le voit pas bien

La salle de concert se trouve au sous-sol du bâtiment, l’hôtel juste au-dessus ce qui donne l’occasion de rencontrer du monde. Ici pas de stars. Ou sinon tout le monde l’est. Des artistes qui viennent partager leurs réflexions sur les conséquences de leur tournées sur notre environnement, des ingénieurs qui viennent parler des énergies renouvelables et des moyens de consommer mieux et pour moins cher , aux artistes plasticiens qui viennent poser leurs œuvres parfois gigantesques sur les terres du festival, les journalistes et dessinateurs qui couvrent l’évènement chacun à leur façon, en passant par les bénévoles qui servent les repas, le public, tout le monde est une star et peut prendre la parole lors des diverses rencontres, conférences et débats qui se tiennent là…

On parle de la terre et de son devenir, de comment sortir de la consommation à outrance, on est d’accord même si des fois quelques malentendus font que l’on pense ne pas être sur la même longueur d’onde…On partage tous le même souci, que va devenir notre terre si on ne fait rien chacun à son petit niveau. J’ai aimé écouter les gens donner leur vision de ce monde tout comme nous pouvons le faire sur scène et dans nos chanson. C’est la responsabilité de tous de faire en sorte que nous vivions tous bien et que les richesses sur cette terre ne serve pas qu’à une petit minorité. Je vois tout ça et je me dis pourquoi ça ne marche pas à l’échelle planétaire ? Que les hommes se mettent d’accord qu’ils foutent la terre en l’air à cause de leur cupidité et leur manque de lucidité et que l’on remise les conneries au placard…Mais bon je ne vais pas refaire le monde.

La salle de concert La Pietra ne peut prendre plus de quatre cent personnes et ça fait longtemps que le PH n’était pas venu en Corse. Alors autant vous dire qu’on est attendu. La salle est chaude et nous aussi. Après tout, ce n’est que notre centième date sur ce TILT Tour. Bonne énergie, bon contact avec le public qui est plus qu’à bloc, tout roule. Juste avant nous, c’est Polo ex chanteurs des satellites groupe rock alternatif des années 80/90 qui a ouvert le bal en trio avec ses chansons qui font bien marrer mais n’en manquent pour autant pas de profondeur.

Ce qui me frappe moi ce soir-là, c’est un gamin de 16 ans, je dis gamin parce que mon premier a 13 ans… Ce gamin donc qui est devant complétement emporté, presque en transe et qui connait toutes les paroles du Peuple et je lui demande à la fin comment ça se fait qu’il connaisse et il me dit qu’il est à donf depuis le début. Le groupe ayant 1 3 ans d’existence, je me dis qu’il biberonne au PH depuis qu’il a 3 ans…mais que font les parents ?

Enfin c’est une bonne soirée, un bon concert suivi d’un Son du Peuple avec des platines qu’on aurait dit sortis de la barbe de Noé tellement elles sont vieilles et nickées. Mais bon cela n’empêchera pas ni Nzeng, ni Pee de mixer. Pour finir, on se fendra d’un tribute à Gregory Isaacs « Da cool Ruler » chanteur jamaïcain qu’on ne présente plus. Il nous a quittés récemment et ç’est avec un vrai plaisir qu’ai j’ai posé sur les recuts de ses riddims que Dj Pee avait concoctés sur son ordi dans l’aprème. Une soirée qui se termine à 3h du mat avec encore bien du monde présent. La classe…

Il parait que la photo de la fin de la fête a été très légerement retouchée sur photoshop par le comité de censure du Blog...

Le lendemain, nous quittons Calvi vers 17h direction Bastia d’où nous devons rejoindre Toulon par le ferry avec une mer un peu agitée mais bon personne n’a été malade. Après demain on refait un petit tour à la capitale

samedi 6 novembre 2010

Places à gagner pour Chemillé au Festival les Z'éclectiques samedi 13 Novembre 2010


La question : Avec quel groupe de New York (dont le lettrage rappelle quelque chose) va-t'on jouer à ce festival ?

Répondez par email à cette adresse : tilt@lepeupledelherbe.net

indiquez le nom du concert pour lequel vous jouez dans le sujet du message
et la réponse, votre nom et votre prénom dans le corps du message.

Une place par email. réponse (dans tous les cas) et instructions (si vous avez gagné) par mail dans les 24h00.

Bonne chance.

PS: si vous ne connaissez pas la réponse elle se trouve probablement ici

vendredi 5 novembre 2010

Places à gagner pour St Nazaire au VIP vendredi 12 Novembre 2010


La question : Avec qui en support le Peuple a-t'il tourné en Allemagne en 2010 ?

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indiquez le nom du concert pour lequel vous jouez dans le sujet du message
et la réponse, votre nom et votre prénom dans le corps du message.

Une place par email. réponse (dans tous les cas) et instructions (si vous avez gagné) par mail dans les 24h00.

Bonne chance.

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jeudi 4 novembre 2010

Places à gagner pour La Rochelle à la Maison Brassens le jeudi 11 Novembre 2010


La question : Ou à eu lieu le premier concert du Peuple en 1998 ?

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Bonne chance.

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mercredi 3 novembre 2010

Places à gagner pour Le Picardie Mouv' Festival à St Quentin le Samedi 6 Novembre 2010

La question : Qui à réalisé les vidéos figurants sur "Tilt Live" ?

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Places à gagner pour Narbonne au Palais du Travail le mercredi 10 Novembre 2010


La question : Quel est le nom du tourneur du Peuple ?

Répondez par email à cette adresse : tilt@lepeupledelherbe.net

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vendredi 15 octobre 2010

Places à gagner pour Grenoble le 22 Octobre 2010


La question : Quel est le titre du morceau instrumental Drum and Bass inédit de Tilt Live ?

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Bonne chance.

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samedi 9 octobre 2010

Quoi de Nef ?


Angoulême le 09/10/2010

HEU ! HA ! ON Y VA !!



Aujourd’hui, nous somme à la Nef à Angoulême, une salle très agréable. On y est bien accueilli, on mange bien et l’acoustique est très bonne. Hier c’était Tarbes, La Gespe, le son sur scène était très difficile ce qui n’a pas empêché que le concert se passe bien. J’ai rouillé toute la journée entre le bus et les bancs publics sur la place de l’église qui fait face à la salle qui elle, existe depuis 1961.

Il y a juste devant la salle, un petit toboggan en plastique où quelques mamans sont venues par intermittence faire glisser leurs mômes. Je me demande si c’est là le seul parc de la ville ? Si on ose appeler ça comme ça… Toute la journée est calme, pas trop de mouvement, le curé ouvre et ferme les portes de l’église qui n’a pas l’air d’être beaucoup fréquentée. Quelques jeunes passent quand même prendre leurs places au cas où il n’en resterait pas pour ce soir… C’est l’occase de tailler la bavette avec eux. Ils sont en fin de lycée, ne savent pas trop encore ce qu’ils veulent faire derrière à part Mathieu qui veux faire de la pub, créatif. Ils vont revenir ce soir, ils ne connaissent pas bien le groupe et sont curieux de voir ce que ça donne en live.

Le soir, on totalise les huit cents entrées. Je me demande toujours d’où sortent tous ces jeunes alors que dans la journée, je n’en ai pas vu beaucoup. Hey !!! Sont peut-être à l’école les kids, parce que le public me semble de plus en plus jeune ou alors c’est moi qui prend de l’âge. Les gamins ne veulent même pas croire que j’ai dépassé la trentaine depuis une dizaine d’années. Huit cents complètement à bloc, même si pour nous le son n’est pas terrible, ça fait du bien de rejouer en salle. Retrouver cette proximité avec le public qu’on n’a plus dans les festoches. Etre bugne à bugne avec le public. Sentir toute cette chaleur… toute cette énergie.

Tarbes, c’est une première pour nous mais sûr qu’on reviendra s’ils nous rappellent, l’équipe est sympa bien que discrète, la prog intéressante. Les spécialités herbalistiques y sont plus que succulentes, merci aux Percus Enchantées et à Mathieu… La spécialité culinaire c’est la saucisse tarbaise qu’on n’a pas eu la chance de goûter sinon il y a du rugby, des paras, wesh khouya et des gamins qui font des courses de voitures tunées à fond les ballons…

Peace

vendredi 8 octobre 2010

Mieux vaut Tarbes que jamais...


Tarbes le 08/10/10

Salut chers amis de la « Blogosphère », j’espère que vous allez bien… Vous qui ne vous manifestez même pas quand j’arrête brutalement de vous narrer nos histoires sur la route des concerts, vous qui ne postez même pas un commentaire pour demander où nous en sommes de cette tournée «TILT»…A croire que je «blogue» pour des fantômes, seul tout dans le cyber espace... A moins que je ne pisse dans un violon comme on dit… Enfin bref…

Une des photos les plus passionnantes et à propos de ce blog...

Nous nous sommes toujours efforcés d’accomplir notre tache avec professionnalisme tout en sachant rester légers et ne pas trop se prendre au sérieux… Partager dans la bonne humeur ce que nous avons à donner avec les gens qui accueillent dans les salles et les festivals, partager avec notre public notre musique et notre joie de vivre. Cette tournée aura été encore une fois une très belle «Adventure» musicale et humaine. On a rencontré et découvert ou redécouvert des tas de groupes, j’ai pu serrer la main d’Alain Souchon qui m’a avoué qu’il aimait bien le nom de notre groupe, vu Mika manquer de respect à Brigitte fontaine en lui volant cinq minutes de son concert, manger du Goulasch fait par un authentique hongrois-Belge à Wardin, vu Féfé invoquer le soleil « Wowowowoooooy » à terre de son, croisé Fred Wesley en Belgique (on y est pas mal allé cette année, big-up à mes petits potos de Bruxelles, ils se reconnaitront), vu Lee Perry encore en Belgique mais cette fois-ci avec un bon backing-band, vu Tété «Aux premiers clairs du soir» enflammer ses fans, vu Ragga Sonic aiguisés comme… une lame ??!!... J’ai croisé aussi un Alborosie un peu tendu qui a quand même fait acheter par son manager un t-shirt du PH qu’il a mis direct après son concert mais je ne sais même pas s’il a vu le notre de concert… J’ai aussi croisé le regard sombre de Capleton à Faverges, aucun mot échangé (même pas un «Yes I»).

Nous sommes allés à plein d’endroits…

06/08 FLOREFFE (be) Esperanzah!, il parait que mes potes du Dokhandeme y ont fait un concert du tonnerre le lendemain de notre passage.

07/08 ROERMUND (nl) Solar, festival qui ressemble à une rave géante au bord d’un lac.

26/08 LA TESTE-DE-BUCH (fr) Parc Expo à quinze minutes a pied de la dune du Pyla

27/08 LURE (fr) Hierock'Sounds, Beaucoup de pluie, mais big up au public courageux et çà l’orga.

28/08 TRELINS (fr) Foreztival, avec des mecs aiguisés comme des lames…

03/09 WARDIN (be) Wardin Rock Festival, houla houla houla…

11/09 ST NOLFF (fr) St Nolff Festival, concert en apres midi avec un public de furieux sous le chaud soleil.

17/09 NAMUR (be) Fêtes de Wallonie, quand ils font la teuf les wallons, c’est toute la ville qui s’y met et c’est tournée générale sur tournée générale.

18/09 LEUREN (be) Festival Leffinge, avec Roots Manuva qui temoigne de son « Fitness », Lee Perry qui confirme qu’il n’a pas cramé que son studio «Black Ark», mais il reste un génie.

19/09 BREDA (be) Blast, il parait qu’en hollandais le Peuple de l’herbe se dit » Die menchs von die grauten » (Orthographe non certifié)

23/09 MARSEILLE (fr) Marsatac malgés le son difficile -sic- de ce hangar désaffecté nous avons fait de notre mieux et le public était présent !

25/09 BARCELONA (es) Barcelona Acció Musical, concert en plein air sous la statue du mec qui prétend avoir découvert les Amériques (Cristobal Colon de son nom local)

01/10 LE HAVRE (fr) Ouestpark, par un jour pluvieux, il parait que ça n’arrête jamais là-bas.

02/10 MAGNY LE HONGRE File 7, une ville où t’as l’impression qu’il n’y a que des gens de plus de trente ans qui y habitent mais le soir, il y a plein de jeunes au concert, à croire qu’ils les cachent dans la journée.

07/10 TOULOUSE / TOURNEFEUILLE Le Phare, la salle où la fête se passe toujours dans le bureau du chef après le concert et il faut pouvoir tenir le rythme…

Esperanzah !!

une feuille d'horaires de plus

BAM !!

Les Loges du File7

On a croisé les Brain Damage à Barcelone, les Young Gods au havre, pas vu les High Tone sur une seule date de cette tournée, discuté avec Napoléon Maddox de Is what ? à Marseille, allez les voir s’ils passent à côté de chez vous, on a croisé les Scratch Bandit Crew sans savoir qu’on venait de la même ville, chanté « Racist friend » des Specials avec Thierry de Sounds Around Label indé qui mérite qu’on se penche sur son catalogue,

Brain Damage

J’ai discuté avec un tas d’amis « à usage unique », rigolé avec mes meilleurs potes d’un soir, fumé avec des jardiniers inconnus à la main verte, répondu aux questions les plus loufoques, vu des tas de jeunes se mettre la race avant ou après les concerts, des gens revenir nous voir pour la cinquième fois en deux mois et ne toujours pas en avoir marre, des inconnus passer ensemble la meilleure soirée de leur vie aux dires de certains, visité une tripotée de salles de concerts, pataugé dans la boue des champs transformés en lieux de spectacles éphémères, chopé la crève dans des festivals en plein air alors que le temps ne s’y prêtait pas. On en fait des choses sur une tournée…Mais le kif est toujours là et c’est ce qui compte…vous êtes toujours là aux concerts et c’est important…Des gens de bonne volonté s’arrachent encore pour faire exister des lieux, des festivals, créer des espaces de partage pour tous les citoyens quelle que soit leur couleur, ou leur supposée origine géographique ou ethnique.

Nous avons encore quelques dates en salles jusqu’au mois de novembre et nous comptons encore sur vous pour être présents quant à moi, je vais m’efforcer de vous relater dans le détail ce qui nous reste comme dates jusqu’au vingt novembre… En attendant, nous sortons un Tilt » live agrémenté de deux clips vidéos et de quelques inédits du PH . Ce soir nous sommes à Tarbes à la Gespe pour la première fois et il me tarbes heu me tarde de voir ce que ça va donner.

Demain Angoulême, la Nef…

Peace…

mardi 3 août 2010

Casablanca....Chahib l'haschish


Nous sommes arrivés à Casablanca le 14 mai en fin d’après-midi ... Aéroport Mohamed V. C’est ma première fois ici mais le groupe était déjà venu au Maroc auparavant mais sans moi. C’est toujours un grand plaisir de fouler le sol africain. Je me dis que ce serait vraiment une grande chose si on débarquait ainsi à Dakar... Mais bon pour le moment c’est Casa et L’Boulevard Festival qui nous accueillent.


arrivée à Casa

On est tous dans le rang pour passer la police des frontières marocaines, tous pressés d’aller s’en griller une après l’avion ou tout simplement voir à quoi ça ressemble dehors. Manque de pot, personne d’entre nous n’a remplis le petit papier à donner à la police à l’arrivée. Résultat, le petit fonctionnaire moustachu qui nous fait face nous demande tous de sortir du rang et d’aller accomplir cette formalité. Une fois fait, nous évitons soigneusement de repasser par lui pour pénétrer dans le royaume chérifien. Dehors, nous cherchons à voir si quelqu’un nous attend...rien. Alors ça fume des clopes en patientant quand un mec vient vers nous et demande en anglais avec l’accent ricain « are you le People de l’herbe ? » « Yes man c’est nous ». Il se présente « Youssef » c’est notre guide envoyé par le festival. Youssef c’est trois phrases en anglais pour une phrase en français, même son arabe est truffé d’anglais. J’apprendrai plus tard qu’il a déjà vécu un certain temps aux USA. Mais bon on ne va pas raconter sa vie ici. Mais il aura égayé notre séjour ainsi que l’ont fait d’ailleurs les gens qui nous ont accueillis à Casa : Momo, Amine, Hamza, Ludo et l’équipe de Garorock, mon vieux pote du label ID, Doumé et tous ceux dont j’ai bouffé le nom.

Nous embarquons dans le minibus direction le centre ville. Le festival a lieu dans le stade du COC en plein centre ville.


chamaré...

Nous passons devant pour aller à l’hôtel qui lui se trouve presque dans la médina et face au port de pêche.


Le port de pêche

le port aussi

ah on dirait le port encore...

le minaret de la medina

le mur d'enceinte de la medina

la porte de la medina

Vendeur d'eau devant la medina

un bateau au port de pêche

Nous allons déposer nos affaires d’abord puis descendre sur le site du festoche histoire de voir les Chinese Man qui joue ce soir. Seulement à l’hôtel, il y a une chambre qui n’a pas encore été libérée et donc il est décidé que Sergio et moi iront dormir chez Youssef pour cette nuit.

le port de pêche again

Après une petite halte chez Youssef, nous fonçons direction le stade pour arriver un peu avant la fin du concert des chinois-marseillais. L’ambiance est bien, surprenante pour qui n’a jamais mis les pieds au boulevard. Sur la terrasse du tennis-club, qui a certainement vu passer les meilleurs marocains au jeu de raquette, des gens sont attablés avec des boissons diverses, vins, bières, whisky, hommes, femmes, jeunes et vieux. De l’autre côté, c’est le stade avec la scène, le public sur la pelouse, les VIP sur les gradins et Chineses Man sur scène. Ça se la donne. Il y a du monde. Le Boulevard a maintenant dix ans et ca n’a pas toujours été facile. On est contents d’être ici.

Vendeur de disque

la bière locale spéciale

Organiser des concerts de métal dans un pays qui se réclame de l’Islam et dont le roi est censé être gardien de la foi, ce n’est pas chose aisée mes amis. Des personnes sont allées en prisons sous l’accusation de satanisme, les barbus ont foutu la pression mais les gens du Boulevard n’ont jamais lâché l’affaire. Momo raconte des tonnes d’anecdotes sur leur histoire commune, les gardes à vue, le harcèlement policier et tout ce qui va avec sans jamais se départir de son sourire. Le prix de la liberté est plus qu’élevé dans certains coins du globe mais ceux qui en connaissent la saveur ne cesseront jamais de combattre toutes sorte de restrictions. Les organisateurs du Boulevard sont de ceux-là. Que les barbus l’acceptent ou non, le groupe Sepultura clôturera le festival.

J’aurai vraiment beaucoup de chose à dire sur ce voyage à Casa, mais je ne vais pas me lancer dans un essai sur avoir vingt ans dans un pays musulman au vingt et unième siècle et être fan de groupes qui sont considérés comme des pestiférés dans le pays où on vit. Le plus important pour moi, c’est de voir que les marocains que j’ai rencontrés sont épris de liberté et ont envie de vivre une vie qui ne soit pas conditionnée par la religion. Dans le même temps cela ne les empêche pas d’avoir du respect pour leur pays, la religion des ancêtres même s’ils n’en suivent plus trop les préceptes et de tenir en estime la tradition de leur terre natale.

La soirée tire à sa fin et comme nous n’avons pas encore mangé, Youssef et Hamza nous propose à Serge et à votre serviteur de bouger du stade pour aller dans un endroit ou on pourrait se poser, manger et peut-être écouter un groupe jouer live. On n’a qu’un seul choix, c’est suivre. On s’entasse dans la voiture de Hamza qui doit d’abord aller chercher sa copine en chemin. L’endroit ou nous atterrissons ressemble du dehors à une maison normale des quartiers résidentiels de Casa la blanche, une fois la porte franchie c’est une autre histoire. On n’oublie qu’on est au Maroc. Des jeunes sont attablés dans la cour sous une tonnelle en train de boire de la bière à coup de pintes ou divers autres alcools que je croyais naïvement totalement prohibés ici.

A l’intérieur, sur scène, un trio se charge de l’ambiance, mené par le patron du bar lui-même, guitare en bandoulière. Il est accompagné d’un bassiste et d’un batteur. Ils font des reprises de morceaux rock ou même pop rock. Tout ça est cool, les gens sont plutôt tranquilles, ça roule des joints mais discrètement, ça roucoule et ça flirte un peu dans les coins mais toujours discrètement. Je mange une bonne pizza à la viande hachée arrosée d’une bonne bière. Certaines personnes de l’orga du festival nous ont rejoints. Mais l’ambiance ne va pas tarder à s’alourdir. Et pour cause, Youssef reconnaissant un morceau qu’il aime bien, disparait dans la salle pour rejoindre les zicos sur scène. J’entends sa voix sur une mesure puis plus rien, la mesure d’après la musique s’arrête pour reprendre au bout de deux minutes.

Youssef sort de la salle et je l’entends maugréer «I am gonna kill da motherfucker, I’m gonna kill him ». il est tout remonté le Youssef. Apparemment, il est monté sur scène pour chanter et le patron n’a pas du tout apprécié qu’il ne lui ait pas demandé la permission et l’a tout simplement viré de l’estrade et ça, Youssef ne digère pas. Alors, il veut lui faire sa fête. «You know, I just wanted to sing the song and this motherfucker says I get to ask him first». IL est super remonté Youssef, et tout le monde s’emploie à le calmer. Je me demande jusqu’où ça peut aller... Mais ça se calme et on repart de là sans qu’il y ait mort d’homme. Hamza nous dépose devant chez Youssef.

On passe une partie de la nuit à écouter du hip-hop ricain, ce que Youssef aime le plus. Le lendemain, on a la matinée pour nous. Après-midi, montage et Balances. Je dois avouer que je suis excité, curieux de voir quelle sera la réaction du public à notre show. Je dois dire aussi que je suis pressé leur faire chanter dans leur langue le nom du PH. Ça fait longtemps qu’on se demande ce que ça pourrait faire d’entendre la foule hurler «Chaib l’haschich» qui est la traduction la plus proche qu’on ait trouvé de «Le Peuple de l'Herbe».

le stade

Tout se passe bien, l’accueil est plus que chaleureux, les pogos sur la pelouse du stade nous le confirment d’entrée de jeu, les gens ne sont pas déplacés pour rien. « Salam alekoum Casablanca » et c’est parti. Une bagarre va même éclater entre les pogoteurs fous de la pelouse, rapidement maitrisée par les forces de sécurité abondamment présentes sur le site. On ne laisse pas des meutes de soi-disant satanistes livrés à eux-mêmes sans encadrement musclé... Le public est venu nombreux et il y a de tout. Des djeuns, des plus agés, des mômes, tous réunis par l’amour du son et des nouvelles découvertes.

Casa aime le rock et le prouve. Je me demande ce que ça va être demain avec Sepultura. En attendant, c’est Nzeng et moi qui déclenchons une mini émeute en descendant dans la fosse sur « Get stronger ». la sécu s’affole et nous voilà entourée d’une ceinture de protection d’au moins une dizaine de mecs qui se sentent obligés de faire leur travail de protection. On s’est bien marré. Bon accueil, bon concert, bon public...tout le monde est chaud, tout le monde est content. Malgré l’insistance de l’ami Amine « chantre de la mode alternative marocaine », je laisse les autres aller à l’after qui se passe à quelques encablures du stade pour retourner à l’hôtel où ma chambre est finalement prête depuis ce matin. Le quartier de l’hôtel est vraiment sympa.

la place de l'hôtel

Sur la petite place, il y a un club de Karaté Kyokushinkai, je suis passé voir entrainement que l’on m’a gentiment permis de suivre. Le prof a la cinquantaine, il est grisonnant mais on voit qu’il connait son affaire à la façon dont il fait suer ses élèves dans ce qui est juste un échauffement. Dans l’après-midi, j’ai rendez-vous avec Flow un rapper de casa que Amine m’a présenté la veille. Il m’a promis une balade en mobylette dans Casa, tout ce que j’aime découvrir une ville avec un enfant du pays et qui plus est en brêle.

flow


la brêle

Flow a la vingtaine, cool comme la plupart des jeunes que j’ai croisés. Il fait un duo de MCs avec un pote du nom de Flip. Pour le moment ils sont en train de bosser sur un album avec un Dj espagnol qui leur concocte des bons beats électros qui sonnent bien. Les Mcs sont secs, précis, ne manquent ni de feeling ni d’humour au vu de ce que j’écoute et que Flow me traduit. J’espère que leur projet verra vraiment le jour.

flow et sir jean

Le Maroc compte de très bons groupes à l’instar de Haoussa, un des fers de lance de cette nouvelle scène. Je les avais déjà vus à Garorock et c’est un plaisir de les revoir sur leurs terres et de voir l’impact que leurs musiques et paroles peuvent avoir ici. Ils font une fusion de ska, de punk rock, avec un zeste de hip sans aller jusqu’au hop, le tout saupoudré de rock and roll attitude et super cool avec tout ça. Un groupe à voir avec un album à sortir bientôt. Pour la soirée Sepultura, les groupes de métal qui ont fait l’ouverture n’ont aucunement à souffrir la comparaison avec certains groupes européens. Et a voir le nombre de corne du diable dressées tout le long de la soirée, je me dis que les islamistes ne sont pas prêts de gagner le combat contre la liberté et la modernité et c’est tant mieux.

Grande ballade dans casa avec mon pote Flow, petite pose au bord de l’océan en face de l’immense mosquée de Mohamed II qui dit-on a le plus grand minaret du monde (200m),

oh c'est hauuuut !

dis-donc ça se voit de loin en plus...

le Phare (pas celui de Tournefeuille!)

une autre visite du souk,

c'est pas très bien rangé tout ça...

par contre les antennes sont toutes sagement tournées dans la même direction

dégustation de beignets, achats de petits souvenirs etc... Flow est d’agréable compagnie. Nous revenons à l’hôtel où nous prenons l’apéro avec le reste du PH.

DJ Zoom

Demain nous retournons chez nous. Casa c’était vraiment bien. Merci aux Organisateurs et à tous les potes qu’on s’est faits la-bas. Longue vie à L’ Boulevard.

La semaine prochaine, je vous conterai nos aventures en terre grecque non sans pour autant vous faire un récapitulatif des dates françaises que je ne vous ai pas racontées.


Salam

mercredi 16 juin 2010

Rennes...du rock, des solex et quelques problèmes d’électricité


Le 13/05/10

On est arrivé à Rennes très tôt le matin, il fait beau. Thé ou café au soleil pour ceux qui veulent et plus tard quelques parties de babyfoot pour voir les mecs qui gèrent vraiment. On est sur le campus de l’INSA de Rennes pour ce qui reste un des plus vieux festivals français à ma connaissance.

L'engin dont rêve Spagg... L'autre engin dont rêve Spagg...

43 ans que le Rock’n’Solex existe, 43ans que le relais se passe de promotion en promotion pour l’organisation de cet événement devenu incontournable. J’y ai joué avec MTS, le PH y revient pour la deuxième fois. Les Solex n’ont pas encore entamé leur course a travers le campus, alors les lieux sont encore calmes, les sonos finissent de se monter, ce n’est que le premier jour après tout. Alors on flâne, on déconne en attendant les balances. Je ne vous dirais pas ici le nombre de jeux débiles auxquels les groupes de musique se livrent pour tuer le temps...

La journée se passe tranquillement, les balances sont pas mal et l’on se dit que ce soir ça devrait rouler tout seul sans prétention aucune, sinon encore une fois donner un beau show au public nombreux qui envahit les lieux quand le jour commence à décliner. Le programme du soir annonce Lyse, FM Belfast, General Elektriks, le PH et Kanka. La soirée est sold-out ainsi que les deux autres qui suivent le seront. A ce qu’il parait encore un record d’affluence battu pour cette édition.

Quand on sort du souper vers les 19h30, quelques Solex sont en train de faire la reconnaissance du parcours de cette course unique du genre qui voit encore courir ces fameuses mobylettes légères de facture française. Les premiers vélo-solex sont mis en vente en 1946 et un an après BP, vous savez ce qui sont à l’origine de la plus grande marée noire du moment, crée un carburant spécial pour ces engins.

Des groupes qui ont joué avant nous, je retiendrais General Elektriks et leur talent à revisiter des morceaux qui nous ont fait danser et redanser...vraiment à voir. Quant à nous, on monte sur scène avec la patate et l’envie de tout casser...Heart and Soul morceau d’ouverture démarre devant un public rennais qui ne semblait attendre que ça. C’est cool, on est bien accueilli...Je regarde du bord de la scène les choses prendre place, tranquillement. Mais seulement pendant une dizaine de mesures...puis plus rien. Silence total, plus rien ne joue sur scène...Silence radio. Tout le monde s’agite pour savoir d’où vient la panne. On découvre très vite que c’est l’onduleur qui est en rade. Bizarre...bon ben, on va faire sans ce soir.

Les gars retournent au taf, JC arrive, Brick by brick, tout roule. Mission, et je vois mes potes tordre du nez en regardant Cylindrik le Parpaing...heu je veux dire Sergio aux retours...lui même se retourne vers les gens qui l’accueillent...et pour cause, il n’y a plus de retours...Ca s’arrête encore une fois...le temps de tout remettre en place. C’est reparti. Traces, Sexual Attraction...il semble ne plus y avoir de problèmes. Et là un mec de l’orga déboule sur scène en demandant si c’était possible après Sexual de faire une petite pose pour cause de générateur électrique qui montre des signes de faiblesse. Il va falloir se brancher sur celui de secours. Opération qui est faite juste avant que je ne monte sur scène pour le PH Thème.

Le reste du concert se passe sans incidents électrique. Avec énergie. Genre on a qu’à en profiter avant qu’il nous arrive une autre tuile. Et je tire mon chapeau au public qui a été plus que patient et a super bien réagi à tous ces arrêts de jeu qui méritaient bien du temps additionnel . Alors évidemment on leur sort Maison en Dur histoire de bien voir si le grave ça pompe de l’électricité...

Merci encore...je vous raconte bientôt notre excursion à Casablanca au L’Boulvard festival.

Peace.

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